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Des robots animaux prêts à remplacer leurs modèles

Spot, le robot chien, ne tombe pas quand il se prend un coup, mais saute de côté puis se redresse.

Spot, le robot chien, ne tombe pas quand il se prend un coup, mais saute de côté puis se redresse. - Boston Dynamics

Les humanoïdes, vous connaissez. Mais des robots qui attrapent des objets comme des oiseaux de proie, trottent comme des chiens ou rampent comme des serpents? Non seulement ils existent, mais au look près, ils ont pris le meilleur de leurs modèles.

On n'arrête pas le progrès dans la robotique. Derniers-nés du secteur, des automates qui imitent de plus en plus les animaux. Des mammifères et autres oiseaux ultra-perfectionnés en formes de boîtes de conserves. Une vidéo a fait le tour du web ces derniers jours, de Google, ou plus précisément de Boston Dynamics, une start-up que le géant d'internet a racheté fin 2013. Elle a développé un chien-robot parfaitement bluffant.

Le droïde l'imite tellement bien qu'on a l'impression d'être face à un vrai chien. Il ressemble à une armature métallique, montée sur quatre pattes, qui bougent exactement comme le ferait un membre de la race canine. Il se balade en terrain difficile, dans la gadoue, monte ou descend des escaliers sans aucun problème.

Il est surtout impressionnant par son sens de l'équilibre. Dans la vidéo, on voit par exemple "Spot", le petit nom que lui a donné son concepteur, se prendre un coup de pied assez violent sur le côté. Et plutôt que de tomber sur le côté, il va réagir comme un vrai chien: faire une sorte de pas de côté, et se rétablir immédiatement. Et détail incroyable, il a l'attitude d'un chien battu. Si bien que même s'il s'agit d'une armature métallique, on ne peut s'empêcher de penser "quelle pauvre bête", et de la prendre en pitié!

Le meilleur ami de l'homme n'est pas la seule bête qui inspire les génies de l'intelligence artificielle et de l'électronique. Du robot guépard, qui court très vite, au robot Médus, qui nage, il existe déjà tout un zoo. Et chacun est doté des qualités spécifiques de l'espèce qu'il imite.

Ainsi le robot aigle, par exemple, prend exemple sur la façon dont les oiseaux de proie capturent leur victime en volant au ras de l'eau. Les images sont spectaculaires, car on s'attendrait plutôt à voir le robot stationner au-dessus de sa prise, s'en saisir un peu comme une grue. Mais là, il vole à trois mètres par seconde et, sans ralentir, attrape l'objet de manière très précise dans une serre semblable à celle des oiseaux qu'il imite. Il devrait servir à l'armée, pour des missions de reconnaissance.

Un autre drone prend cette fois l'apparence d'un serpent, qui s'accroche absolument n'importe où, aux arbres, aux poteaux ou n'importe quelle forme cylindrique. Il est composé de plusieurs segments qui, dès que le robot touche une surface solide, s'enroulent pour s'accrocher. Il va notamment être utilisé pour faire des analyses dans les endroits les plus inaccessibles aux humains, comme des centrales nucléaires ou pour détecter les victimes d'éboulement, puisqu'il peut se faufiler partout. 

La salamandre a également son homologue automate. Un des seuls robots à la fois capables de marcher, de nager et de ramper. Il est complètement modulable: on peut en retirer des morceaux, et il continue d'avancer, comme un lézard dont on aurait arraché la queue. Celui-là pourra aller chercher les victimes d'inondation.

Nos amis les insectes ne sont pas en reste, avec un mini-robot, appelé Bee, pour abeille en anglais, quand bien même il ressemble davantage à une mouche. Il n'est pas plus gros qu'une pièce de monnaie, il pèse moins d'un gramme, et ses ailes battent tellement vite qu'on ne les voit même plus. 120 battements par seconde! Sa vocation à lui est plutôt de l'ordre de l'espionnage, en profitant de sa taille minuscule pour passer inaperçu. En essaim, avec un très grand nombre d'entre eux, munis de capteurs et de caméras, ils pourront réaliser des cartes météorologiques extrêmement précises, ou alors surveiller le trafic.

Anthony Morel avec BFMBusiness.com