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Cybersecurité: les équipements chinois montrés du doigt

Un rapport recommande l'interdiction des équipements chinois dans le coeur des réseaux de télécommunications français.

Un rapport recommande l'interdiction des équipements chinois dans le coeur des réseaux de télécommunications français. - -

Dans un rapport consacré à la cyberdéfense, le sénateur Jean-Marie Bockel estime que, pour des raisons de sécurité, les équipements chinois devraient être interdits dans le cœur des réseaux de télécommunications.

Le sénateur Jean-Marie Bockel s’est penché sur la cybersécurité de la France. Dans un rapport rendu public le 19 juillet, il estime que le pays n’est pas assez protégé contre les attaques informatiques. Pour y remédier, il propose notamment d’interdire les équipements chinois dans le cœur des réseaux de télécommunications français.

Huawei et ZTE seraient les premiers visés si une telle mesure prenait forme. Ces grands équipementiers chinois vendent notamment des routeurs, un élément-clé de toute infrastructure informatique. Or, le rapport précise que "rien n'empêche un pays producteur de placer - dans ces routeurs - un dispositif de surveillance, voire un système permettant d'interrompre à tout moment l'ensemble des flux de communication".

Des répercussions sur les relations diplomatiques

Des soupçons d'autant plus grands que Huawei et ZTE entretiennent des relations étroites avec le gouvernement chinois. Les Etats-Unis ont déjà pris depuis longtemps des mesures pour éviter que ces équipementiers ne soient trop présents au cœur des infrastructures stratégiques du pays.

Le rapport Bockel va même plus loin dans ses recommandations: il souhaite que l'Union européenne interdise l'utilisation de routeurs chinois sur les territoires des pays membres.

Une décision qui serait lourde de conséquences sur le plan diplomatique. Les rapports de la France avec la future première puissance mondiale, soupçonnée par ailleurs d'être à l'origine de la grande attaque informatique qui avait frappé Bercy début 2011, pourraient en être affectés.

Anthony Morel