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Ce qu’Apple doit faire pour continuer à vendre des iPhone en Iran

En Iran, on peut s'offrir des iPhone depuis 2010, mais ils arrivent en contrebande. Téhéran veut désormais officialiser ce marché.

En Iran, on peut s'offrir des iPhone depuis 2010, mais ils arrivent en contrebande. Téhéran veut désormais officialiser ce marché. - Behrouz Mehri - AFP

Pour s'offrir un iPhone, les Iraniens doivent passer par des marchés parallèles. Pour lutter contre la contrebande, le gouvernement veut organiser le marché des télécoms et somme Apple d'ouvrir une filiale dans le pays.

Entre les États-Unis et l’Iran, une nouvelle histoire a démarré avec la possibilité donnée aux entreprises américaines de vendre légalement leurs produits. Mais pour le gouvernement iranien, il est temps de passer à l’étape suivante. Car si la population a déjà accès aux produits électroniques américains, elle ne les trouverait généralement que sur le marché noir. Pour Téhéran, il est temps d’assainir le marché. Et le premier à se faire rappeler à l’ordre, c’est Apple.

"Si un représentant officiel n’est pas nommé dans les prochains jours, tous les iPhone seront saisis", a déclaré le directeur du bureau de lutte contre la contrebande dans un communiqué transmis à l’agence Tasnim et repéré par Japan Times. Cet avertissement vaut pour les appareils neufs. Quant aux smartphones déjà en circulation, ils ne seraient pas concernés par la mesure.

40 millions de smartphones dont 12 millions d'iPhone

Le parc iranien de smartphones se compose de 40 millions d’appareils toutes marques confondues. Depuis des années, et malgré l’embargo, les Iraniens ont toujours eu accès à tous les appareils occidentaux, et notamment aux iPhone. Selon le site TechRasa qui établit les parts de marché des appareils mobiles, Android représentait 70% du marché en avril dernier avec deux marques : Samsung et Huawei. Le parc d’Apple est lui estimé à 12 millions d'appareils.

Le but de l’Iran n’est pas de stopper les ventes. Le gouvernement a officiellement annoncé son intention de constituer une base de données des appareils en circulation. Et pour cela, il a demandé aux groupes de télécommunications et aux revendeurs privés de l’aider à assainir le marché.

Si Apple ne se plie pas aux injonctions iraniennes en ouvrant une filiale dans le pays, il ne pourra plus distribuer ses produits de quelque manière que ce soit, puisque les iPhone ne pourront plus se connecter aux réseaux. Pour le moment, Apple n’a pas répondu à cette demande.

Pascal Samama