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Bruxelles dénonce les applications faussement gratuites

Apple et Google doivent s'engager à ce que les jeux "n'encouragent pas les enfants à acheter des applications intégrées".

Apple et Google doivent s'engager à ce que les jeux "n'encouragent pas les enfants à acheter des applications intégrées". - -

La Commission européenne pointe du doigt les applications d'Apple pour iPhone et iPad soi-disant gratuites. En réalité, un tas d'options y sont payantes.

Apple dans le collimateur de Bruxelles. La Commission européenne s'intéresse de près aux achats intégrés aux applications mobiles qu'on trouve sur iPhone et iPad. Ces jeux présentés comme gratuits, mais qui présentent souvent des coûts cachés.

Dans le viseur de Bruxelles, les jeux "freemium". On les télécharge gratuitement, mais à l'intérieur, on vous propose tout un tas d'options payantes : équipement optionnel pour vos personnages, ou vies supplémentaires pour quelques dizaines de centimes d'euros, comme c'est le cas dans le célèbre Candy Crush.

Des dizaines de milliers de plaintes

Des options souvent accessibles très simplement, y compris pour les enfants qui empruntent le smartphone ou la tablette de papa et maman. En décembre dernier, les Etats-membres ont demandé à Apple et Google des engagements très clairs: que les jeux "n'encouragent pas les enfants à acheter des applications intégrées" et que "les consommateurs soient dûment informés des modalités de paiement et ne soient pas débités à travers des paramètres par défaut".

Depuis, selon Bruxelles, Google s'est engagé à ne plus présenter les jeux avec des achats intégrés comme "gratuits". Apple, de son côté, n'aurait "proposé aucune solution concrète immédiate". Aux Etats-Unis, le groupe a déjà fait l'objet de dizaines de milliers de plaintes de parents furieux dont les enfants avaient déboursé parfois plusieurs milliers de dollars dans des applications. Au début de l'année, le groupe a payé 32 millions de dollars pour régler ce litige.

Anthony Morel