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Blackberry racheté par Fairfax

Blackberry jette l'éponge: le fabricant de smartphone se vend à Fairfax.

Blackberry jette l'éponge: le fabricant de smartphone se vend à Fairfax. - -

Le fabricant canadien de smartphone a annoncé ce lundi 23 septembre la signature d'une lettre d'intention pour son rachat par un consortium mené par le fonds d'investissement Fairfax.

Blackberry jette l'éponge. Le groupe canadien, en grande difficulté depuis qu'il s'était fait distancer par Apple et Samsung sur le marché des smartphone, a annoncé ce lundi 23 septembre son rachat par un consortium emmené par le fonds canadien Fairfax.

Un accord de principe a été signé. L'offre valorise le groupe, dont la capitalisation boursière s'élevait à 80 milliards de dollars en 2008... à 4,7 milliards de dollars.

Fairfax détient déjà 10% du capital du fabricant de smartphone. Il a d'ores et déjà indiqué que Blackberry allait être retiré de la cote. Le principe, qui doit encore recevoir l'adhésion des actionnaires, serait de racheter chaque action à 9 dollars l'unité, alors que le titre valait 8,72 dollars ce matin. L'opération se terminerait début novembre 2014.

Plusieurs scénario évoqués

En chute continue depuis trois ans, le Canadien avaient annoncé la semaine dernière un dégraissage massif dans ses rangs, avec 4.500 suppressions de postes, soit un tiers de ses effectifs. Il ne devrait, à terme, plus compter que 7.000 salariés. Une coupe drastique dans les effectifs qui fait suite à 5.000 licenciements déjà intervenus en 2012.

Les rumeurs allaient bon train sur les solutions envisagées par le fabricant de smartphone pour sortir de l'ornière. Une sortie de la Bourse, le temps de recommencer à faire envie, avait ainsi été évoquée, ainsi qu'un démantèlement pour se vendre par appartements, ou encore une co-entreprise.

L'entreprise, qui revendiquait 72 millions d'utilisateurs dans le monde fin juin 2013, comptait également sur son nouveau modèle, le Z10, pour se relancer. Mais il a rencontré un échec commercial.

Cet été, l'ancien Research in Motion, qui avait changé de nom pour capitaliser sur la notoriété de sa marque Blackberry avait, pour la première fois, mit l'option d'une cession sur la table.

Nina Godart