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Blablacar, la startup qui rend heureux ses salariés 

Généralement, c’est Facebook et Google qui trustent généralement les premières places dans les classements de salariés. Cette fois, la startup française passe en tête.

Généralement, c’est Facebook et Google qui trustent généralement les premières places dans les classements de salariés. Cette fois, la startup française passe en tête. - Kenzo Tribouillard - AFP

La nouvelle économie recrute, c’est un fait. Mais les entreprises de ce secteur, grandes ou petites, rendent-elles heureux leurs salariés ? Apparemment oui. Et Blablacar est celle où ils se sentent le mieux.

"Ce que l'on fait a du sens, on construit un monde meilleur." Qui fait ce constat ? Un dirigeant d’Uber, de Google, d’Apple ou de Free ? Pas vraiment. C’est un salarié de Blablacar, le service de covoiturage français, qui fait cet aveu.

Selon un classement de Glassdoor, une place de marché spécialisée dans les ressources humaines, la startup est celle où les salariés sont les plus heureux. Elle est en tête du classement devant des groupes puissants comme Google, Microsoft ou HP. Avec Dassault Systemes, c’est la seule entreprise française à figurer dans ce palmarès des entreprises où il fait bon vivre.

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- © Glassdoor

Et ce positionnement est une véritable performance. Aux Etats-Unis et en Angleterre, c’est Facebook et Google qui trustent généralement les premières places dans les classements de salariés. Leur pouvoir de séduction s’exerce en offrant boissons et repas, cours de sports, salles de détente... 

C’est avec ces atouts que le site de réservations d'hébergements de vacances HomeWay, a gagné sa troisième place du classement. "Les avantages sont nombreux", confirme un salarié en contrat d’intérim actuellement en poste à Marseille. En effet, le groupe fait tout pour que le travail ne devienne pas une corvée : soirées, journées à thème, chèques cadeaux, challenges… "Le management à l’américaine y est intéressant et nous rend directement impliqué dans l’évolution et la réussite de la société", précise l’intérimaire.

Le salaire n'est pas l'élément fondamental

Face à cette avalanche de privilèges, comment Blablacar arrive à être si bien notée ? "On fait beaucoup pour le bien être des salariés, comme beaucoup d’entreprises de high-tech", indique Laure Wagner, porte-parole de Blablacar qui est aussi la première personne à avoir été recrutée. "Mais ce n’est pas tout. Nos valeurs, notre ambition et la reconnaissance de notre service par le public joue aussi un rôle dans la satisfaction de nos salariés. Pour eux, ce n’est pas seulement un job, ils s’engagent pour une cause."

Et le salaire ? "Nous sommes au prix du marché, mais ce n’est pas un élément prédominant dans nos recrutements. Nous fonctionnons d'abord sur des valeurs comme la passion, l’amour de l’innovation ou la confiance. Et chez nous, l’échec n’est pas un tabou. Il nous permet au contraire de nous améliorer."

Cette méthode de ressources humaines fonctionne plutôt bien. L’entreprise emploie désormais 350 personnes dont 200 à Paris. Depuis janvier, elle a embauché une centaine de personnes et en cherche presque autant d’ici la fin de l’année pour l’ensemble de ses filiales.

Pascal Samama