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Ayrault veut booster les nanotechnologies

Le Premier ministre, en déplacement à Grenoble, va présenter son plan Nano 2017, ce 22 juillet.

Le Premier ministre, en déplacement à Grenoble, va présenter son plan Nano 2017, ce 22 juillet. - -

Le Premier ministre se déplace ce 22 juillet à Grenoble, sur le site scientifique Minatec, regroupant des laboratoires et des entreprises spécialisées dans les micro et nanotechnologies. Il va y dévoiler un plan pour développer cette filière prometteuse.

La France a une carte à jouer dans les nanotechnologies. Et le gouvernement compte bien donner un coup de pouce au secteur. Ainsi, Jean-Marc Ayrault se rend ce 22 juillet, à Grenoble en Isère.

En compagnie d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, de Geneviève Fioraso, celle de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux PME, à l'Innovation, ils se rendent sur le site scientifique Minatec, un pôle d'excellence qui regroupe des laboratoires et des entreprises spécialisées dans les micro et nanotechnologies.

A cette occasion, le Premier ministre va dévoiler un programme de développement des nanotechnologies, baptisé Nano 2017. Il permettra de poursuivre le travail accompli par le précédent plan, Nano 2012, lancé sous le précédent quinquennat.

Des milliers d'emplois à la clé

Car si la France est en pointe dans ce secteur -rien que les équipes du site Minatec déposent chaque année près de 300 brevets et signent plus de 1600 publications- il lui reste encore des progrès à faire pour en tirer le meilleur parti.

"La force de la France, indéniablement, c’est la R&D qu’elle a. Mais sa faiblesse, c’est de faire sortir cette R&D des laboratoires pour l’amener chez les industriels", explique Yves Bigay, PDG de la star up Ethera, spécialisée dans l'élimination des pollutions d'intérieur.

Tout l’enjeu est donc de parvenir à transformer ces technologies en produit qui se vendent. "C’est tout une filière à organiser. Et quand elle sera forte, elle pourra aller à l’extérieur et aller conquérir le monde. L’enjeu c’est donc de construire cette filière industrielle", constate Yves Bigay.

Car le vivier est présent. "Il y a des dizaines de start up sur des secteurs différents, qui touchent la santé, les communications, des dizaines de cas comme cela qui peuvent déboucher sur des centaines de milliers d’emplois", prévoit le PDG d'Ethera.

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