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Apple Pay frappé par une vaste escroquerie

Si la sécurité d'Apple Pay n'est pas remise en cause, le système de paiement a servi de biais à de nombreuses escroqueries.

Si la sécurité d'Apple Pay n'est pas remise en cause, le système de paiement a servi de biais à de nombreuses escroqueries. - Justin Sullivan - AFP

Le système de paiements électroniques d'Apple a servi de biais à de nombreuses escroqueries aux données bancaires aux Etats-Unis, selon le Wall Street Journal.

Apple Pay, le système de paiements électroniques lancé à l'automne dernier par le groupe éponyme, a servi de biais à une série d'escroqueries liées au vol de données bancaires, a rapporté jeudi le Wall Street Journal.

Selon le quotidien économique, qui confirme une information d'abord évoquée en début de semaine par le journal britannique The Guardian, les fraudeurs ont visé dans quatre cinquièmes des cas les propres magasins d'Apple. Non seulement ces enseignes acceptent Apple Pay, mais elles vendent des produits plus chers que d'autres magasins disposant du système de paiement, et donc plus intéressants à receler pour les fraudeurs.

Les escroqueries en question ne remettent pas en cause la sécurité d'Apple Pay en lui-même, qui n'a pas été piraté. Mais elles témoignent de la facilité avec laquelle certaines banques autorisent l'utilisation de données de leurs clients sur le système de paiement, précise le WSJ, qui cite des sources proches du dossier.

Le marché du paiement mobile s'anime

Les données bancaires ont été volées lors de récents piratages massifs de grandes chaînes américaines de magasins, comme Home Depot et Target, qui avaient visé plusieurs de dizaines de millions de comptes, d'après le WSJ.

La société de recherche eMarketer estime que 3,5 milliards de dollars de paiements mobiles, réalisés avec un smartphone plutôt qu'avec une carte de crédit ou du liquide, ont été effectués aux Etats-Unis l'an dernier, et qu'ils pourraient atteindre 27,5 milliards en 2016 et 118 milliards en 2018. Signe que le secteur est de plus en plus animé, PayPal, la filiale de paiements dont le distributeur en ligne américain eBay va prochainement se séparer, a annoncé lundi qu'elle allait racheter une start-up nommée Paydiant, pour rivaliser avec Apple Pay.

Y.D. avec AFP