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80 millions d'euros récoltés par le site qui proposait de racheter l'Elysée

Le site de crowdfunding Crowdimo.fr s'est offert un coup de pub remarqué la semaine dernière, avec la publication dans la presse de ce photo-montage représentant François Hollande sur une pleine page.

Le site de crowdfunding Crowdimo.fr s'est offert un coup de pub remarqué la semaine dernière, avec la publication dans la presse de ce photo-montage représentant François Hollande sur une pleine page. - Capture d'écran Crowdimo.fr

Le site de crowdfunding dédié à l'immobilier Crowdimo.fr, qui proposait aux Français de racheter fictivement l'Élysée, a récolté 80 millions d'euros de promesses d'investissement en cinq jours.

Coup de pub réussi pour Crowdimo.fr. Le site de financement participatif (crowdfunding) dédié à l'immobilier, qui proposait le 14 juillet aux Français de racheter fictivement l'Élysée, annonce mardi avoir déjà récolté 80 millions d'euros de promesses d'investissement en faveur du patrimoine national.

Cette opération de communication mettant en scène le président de la République tenant une affiche "A vendre, Palais de l'Élysée" avait permis de récolter quatre millions d'euros de promesses d'investissement le jour de son lancement, indiquait la société sur Twitter le 13 juillet. Et "en seulement cinq jours et grâce à plus de 1.100 participants, plus de 80 millions d'euros en intentions d'investissement", a déclaré Yoni Botbol, 25 ans, directeur général et co-fondateur du site ce 21 juillet à l'AFP.

"Il y en a un certain nombre qui ont fait des promesses qui représentaient plus d'un million d'euros", a précisé Charley Azoulay, directeur développement chez Crowdimo, au micro de BFM Business. "Mais la majorité, ce sont des promesses entre un euro et 500.000 euros. Ce qui prouve quand même que ça touche toutes les catégories de Français, qu'aujourd'hui les Français sont capables de se regrouper autour d'un projet qui touche le patrimoine de l'Etat."

Lettre à François Hollande

La start-up a envoyé lundi une lettre recommandée au chef de l'État François Hollande, sollicitant une audience pour lui exposer son projet d'"aider les Français à devenir ensemble propriétaires de joyaux nationaux", a par ailleurs fait savoir Yoni Botbol. "S'il accepte de mettre un bien sur notre site, ça pourrait fonctionner", assure le jeune entrepreneur, faisant valoir que la "pétition financière" de la semaine dernière a prouvé que "la demande existe".

La plateforme s'était offert un coup de publicité décalé la semaine dernière en étalant dans la presse le photo-montage représentant le chef de l'État sur une pleine page. "Il s'agissait évidemment d'une fausse petite annonce, mais visant à promouvoir un vrai outil", rappelle Crowdimo.fr dans un communiqué.

L'idée: investir à plusieurs dans l'immobilier

La plateforme de financement participatif créée en janvier fait valoir que "plusieurs joyaux nationaux ont été vendus à des investisseurs étrangers ces dernières années" et que les cessions immobilières de l'État contribuent au redressement des finances publiques. La start-up cite notamment l'hôtel particulier parisien Montesquiou-Fézensac, dont le dernier occupant était le ministère de la Coopération, et qui a été vendu en 2008 à un promoteur russe. Ou encore le Centre international des Congrès de l'avenue Kléber, cédé la même année pour 401 millions d'euros à des investisseurs qataris, qui l'ont transformé en palace.

Crowdimo.fr entend donner la possibilité au grand public d'investir à plusieurs dans l'immobilier (investissement locatif, en viager, rénovation, promotion). La start-up, qui emploie cinq personnes à temps plein, se prévaut d'être la première plateforme dans le monde à proposer un segment aussi large.

V.R. avec AFP