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PSA : 819 millions d'euros de pertes au 1er semestre

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PSA a détaillé ce mercredi son plan d'économies : 8000 suppressions de postes, fermeture du site d’Aulnay (Seine-Saint-Denis), plan d'économies de 1,5 milliard d'euros à l'horizon 2015. PSA a annoncé une perte de 819 millions d'euros au 1er semestre.

PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi un nouveau plan d'économies de 1,5 milliard d'euros à l'horizon 2015 après être tombé dans le rouge au premier semestre. Le premier constructeur automobile français a annoncé une perte nette de 819 millions d'euros sur les six premiers mois de l'année alors qu'il avait dégagé un an plus tôt un bénéfice du même ordre à hauteur de 806 millions d'euros.

« Rebond 2015 »

Face à la chute de ses ventes en Europe, le groupe a annoncé un nouveau plan d'économies intitulé "Rebond 2015", qui vient s'ajouter au précédent plan d'un milliard d'euros de réduction de coûts et au programme de cessions d'actifs de 1,5 milliard d'euros en vigueur en 2012. Ce nouveau train d'économies comprend 600 millions d'euros de baisse des coûts de structure obtenue grâce à la restructuration annoncée début juillet, 550 millions de nouvelles coupes dans les investissements et 350 millions correspondant aux premières synergies attendues de l'alliance avec le constructeur américain General Motors.

Ouvriers, techniciens et cadres sont touchés

Parmi les 8000 suppressions de postes annoncées par PSA, 3600 le seront dans les effectifs de structure, 3000 se feront sur le site d’Aulnay, 1400 sur le site de Rennes. Dans le détail, à Rennes, ce devrait être 1000 postes d’ouvriers, 290 postes de techniciens et 110 emplois de cadres qui devraient être supprimés.

Examiner les comptes de PSA

Les salariés de PSA Peugeot Citroën n’attendent pas grand-chose de ce comité. Ils devraient surtout y être présents pour exprimer leur colère puisqu’il est peu probable que les syndicats puissent rendre un avis sur ce plan de restructuration. Les organisations syndicales s’apprêteraient également à proposer la nomination d’un expert pour examiner les comptes du groupe pour savoir s’il y a réellement des difficultés financières chez PSA Peugeot Citroën. L’expert aura alors vingt jours pour rendre son rapport.

« 500 millions d’euros sont partis en fumée »

Mardi, les syndicats CGT et CFDT de PSA, ont été reçus à Bercy par Emmanuel Sartorius, l'expert nommé par le gouvernement dans ce dossier. Jean-Pierre Mercier délégué CGT chez PSA faisait partie de la délégation : « Comment expliquer les 700 000 millions de pertes que va annoncer PSA et à côté, le versement de 257 millions d’euros de dividendes aux actionnaires en septembre dernier. Le même mois, PSA dépensait 200 millions d’euros en rachat d’action. Il y a près de 500 millions d’euros qui sont partis en fumée. On a eu le sentiment de la part d’Emmanuel Sartorius que le groupe n’était pas au bord du gouffre, qu’il n’était pas endetté et que sa santé financière n’était pas si mauvaise que ça. C’est le sentiment qu’il a laissé paraître ».

La Rédaction avec agences