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Prime de 1000 euros: ces salariés d'Auchan dénoncent la "promesse non tenue" de leur employeur

La perte nette de 1,5 milliard d'euros enregistrée au 30 juin 2019 intègre principalement "le résultat de la cession des activités d'Auchan Spa", la filiale d'Auchan Retail en Italie.

La perte nette de 1,5 milliard d'euros enregistrée au 30 juin 2019 intègre principalement "le résultat de la cession des activités d'Auchan Spa", la filiale d'Auchan Retail en Italie. - Fred Tanneau- AFP

Une trentaine de salariés de l'hypermarché Auchan de Val-de-Fontenay ont quitté leur poste samedi pour dénoncer les conditions d'attribution de la prime promise par l'employeur au personnel présent pendant le confinement.

Le magasin a dû fermer ses portes plus tôt que prévu. Samedi, une trentaine de salariés de l'hypermarché Auchan de Val-de-Fontenay ont quitté leur poste en fin d'après-midi pour dénoncer le "promesse non tenue" de leur employeur sur la fameuse prime de 1000 euros censée être attribuée au personnel présent pendant le confinement, rapporte Le Parisien.

Fin mars, l'enseigne de grande distribution avait effectivement annoncé qu'une prime de 1000 euros serait versée à ses 65.000 salariés. Deux mois plus tard, c'est la douche froide pour certains d'entre eux qui n'ont pas reçu l'intégralité de la somme promise.

Prime proratisée

Et pour cause, le groupe Auchan, comme d'autres enseignes, avait finalement indiqué que le montant de la prime versée serait proportionnel au temps de travail effectué. "Tous les éléments de primes ont été négociés avec les instances représentatives. Un salarié qui travaille 28 heures par semaine recevra bien 1000 euros, un autre qui a un contrat de 9 heures aux alentours de 250 euros. Cela s'échelonne en fonction du temps de travail", explique la direction au Parisien

Des salariés en contrats étudiant n'auraient pour leur part reçu que 50 euros. Plusieurs organisations syndicales sont montées au créneau pour dénoncer cette politique, estimant que la prime devait être de 1000 euros pour tous. 

"Le virus ne proratise pas ses victimes en fonction de leur contrat de travail. La contamination est aléatoire", faisait valoir la CFDT fin avril, dénonçant une "discrimination de présence entre les contrats". "On est loin de la promesse faite en mars de 1000 euros pour 65.000 salariés", déplorait de son côté le FO.
Paul Louis