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Plaintes contre Airbus à Miami après l'accident du Rio-Paris

Débris du vol AF447. Des parents de victimes du vol Rio-Paris en juin dernier ont déposé un vingtaine de plaintes contre le groupe Airbus devant un tribunal de Miami, mettant en cause un défaut de conception de l'appareil et de certaines pièces fabriquées

Débris du vol AF447. Des parents de victimes du vol Rio-Paris en juin dernier ont déposé un vingtaine de plaintes contre le groupe Airbus devant un tribunal de Miami, mettant en cause un défaut de conception de l'appareil et de certaines pièces fabriquées - -

MIAMI - Des parents de victimes du vol AF447 Rio-Paris en juin dernier ont déposé un vingtaine de plaintes contre le groupe Airbus devant un tribunal...

MIAMI (Reuters) - Des parents de victimes du vol AF447 Rio-Paris en juin dernier ont déposé un vingtaine de plaintes contre le groupe Airbus devant un tribunal de Miami, mettant en cause un défaut de conception de l'appareil et de certaines pièces fabriquées aux Etats-Unis.

Airbus, filiale du consortium européen EADS, juge ces poursuites sans fondement.

"Nous ne pensons pas qu'elles reposent sur des bases sérieuses, nous allons demander qu'elles soient rejetées", a dit un porte-parole du groupe aux Etats-Unis, Clay McConnell.

Un cabinet juridique de Miami, Podhurst Orseck, a déposé 23 plaintes devant un tribunal de district et devrait en présenter un dizaine d'autres dans les prochaines semaines.

Les plaignants mettent aussi en cause le groupe français Thales et ses filiales américaines, les compagnies Honeywell International, Motorola, Intel, Rockwell Collins, Hamilton Sundstrand, General Electric, Goodrich, Rosemount Aerospace, Dupont, Judd Wire et Raychem.

Début mars, un juge de Rio de Janeiro a condamné Air France à verser une indemnité de 2,04 millions de réaux (825.000 euros) à la famille d'une des 228 victimes de l'accident. Le vol AF447 qui reliait Rio à Paris s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin pour une raison encore inconnue.

Une troisième phase de recherches en mer doit permettre de recueillir de nouveaux débris de l'épave et de repêcher les "boîtes noires" de l'Airbus A330.

La zone que les navires de recherche doivent explorer est d'environ 1.500 km2. Située au large du Brésil, elle est dix fois moins vaste que celle explorée en juin, après l'accident.

Jane Sutton, Guy Kerivel pour le service français, édité par Gilles Trequesser