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Mois de juin maussade, fruits et légumes fades

La pluie et les températures en dessous des normales de saison du mois de juin ont altéré la teneur en sucre dans les fruits et légumes récoltés.

La pluie et les températures en dessous des normales de saison du mois de juin ont altéré la teneur en sucre dans les fruits et légumes récoltés. - -

Nectarines moins juteuses, abricots moins sucrés, sur les étals des marchés, les fruits et légumes n'ont pas fait les fiers en juillet. La faute à la pluie et aux basses températures qui ont altéré leur teneur en sucre.

Vous l'avez peut-être constaté depuis plusieurs semaines. Vos fruits et légumes ont moins de goût, sont moins sucrés, moins juteux. L'abricot, la pêche, la tomate ou le melon, les stars de l'été, sont plus fades. Et les professionnels en conviennent.
Dans la Drôme, par exemple, les fruits ont perdu 0,5 degré brix (l'unité de mesure de la teneur en sucre dans les fruits) par rapport à l'année dernière.
La faute aux mauvaises conditions climatiques du mois de juin. Des gros orages, de la pluie et des températures en dessous des normales de saison, qui ont donc altéré la teneur en sucre dans les fruits et légumes récoltés. Mais moins de sucre ne veut pas nécessairement dire moins bon : la météo pourrie n'a pas eu d'impact sur les arômes des produits.

« On peut être optimiste pour la suite »

RMC a rencontré Vincent Faugier, directeur d’une coopérative agricole dans la Drôme.« Pour faire du sucre, il faut de la chaleur et du soleil. On a eu un mois de juin froid et pluvieux, donc c’est à cette période-là qu’on a perdu des degrés brix ».
Mais bonne nouvelle, vos fruits et légumes d'été devraient retrouver du goût, grâce au beau et chaud mois de juillet que nous venons de vivre.
« On peut être optimiste pour la suite, parce que les variétés qui vont arriver à maturité ont bénéficié de ces conditions climatiques de juillet. Les abricots, pêches et nectarines qui vont arriver seront des variétés très sucrées, idem pour les pêches et les nectarines » poursuit Vincent Faugier, avant de conclure : « En août, on est dans le plein moment qualitatif de l’offre française ».
De quoi rassurer les producteurs, pour lesquels la saison estivale avait bien mal commencé. Les cerises, produit phare, avaient été boudées par les consommateurs, à cause du temps maussade.

La rédaction et avec B. Smadja