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Les villas les plus chères du monde

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Dans un marché en crise, l'immobilier de luxe fait mieux que résister. Sur la Côte d'Azur, à Londres ou à Moscou, les acheteurs n'hésitent pas à lâcher 50 000 euros du mètre carré.

En France, en Europe (notamment en Espagne) ou aux Etats-Unis, l'immobilier va mal. Les prévisions les plus pessimistes font état d'une baisse des prix d'environ 10% pour l'année à venir. Un secteur semble pourtant s'en tirer sans encombre : l'immobilier de luxe. Mieux, le très haut de gamme est même en expansion.

Emile Garcin, patron de l'agence immobilière éponyme, spécialisée dans les biens de prestige, explique que son chiffre d'affaires est en hausse de 20%. Principale raison de cette bonne santé : il reste encore bien plus d'acheteurs que d'offres. Conséquence logique, en cas de concurrence sur un bien immobilier, les clients sont prêts à surenchérir pour s'offrir l'appartement, la villa voire l'immeuble de leurs rêves.

Les nouvelles cibles : la Côte d'Azur ou le Pays Basque

Pour ces immenses fortunes, la crise n'est pas « un problème », explique Guy Nepaz, spécialisé dans l'immobilier de luxe à Paris. Florent Tridera, qui tient une agence dans la capitale, se félicite d'avoir convaincu un client de payer « trois millions d'euros de plus », car l'appartement visé avait appartenu au présentateur Arthur.

A Paris, le mètre carré atteint parfois 20.000 euros, dans les zones les plus convoitées (Ile Saint-Louis, les VIe, VIIe ou VIIIe arrondissements). Des sommes qui restent « modestes », par rapport à d'autres régions. Les richissimes nouveaux acheteurs (Russes, Chinois, Anglais) ont en effet élargi leur terrain de chasse. La Côte d'Azur, mais aussi le Pays Basque, font désormais partie de leurs cibles. En plein cœur de l'été, la villa Leopolda de Villefranche-sur-Mer aurait ainsi été rachetée par le milliardaire russe Mikhail Prokhorov, pour la somme astronomique de 496 millions d'euros. Du jamais vu.

Encore plus cher à Londres

Malgré ces prix records, l'immobilier de luxe en France reste « abordable ». En janvier dernier, une villa londonienne de 2.600 mètres carrés a été vendue pour 65 millions d'euros, établissant un nouveau record pour une maison contemporaine dans la capitale britannique.

Le « Manoir Toprak », situé sur « l'allée des milliardaires » (la Bishops Avenue), devait également bénéficier d'un petit « ravalement », à hauteur de 40 millions d'euros. Sa nouvelle propriétaire, la milliardaire kazakhe Horelma Peramam, souhaitait notamment y installer un héliport, selon le journal britannique « Evening Standard ». Au prix d'environ 25.000 euros le mètre carré, le Manoir Toprak reste cependant bien loin d'autres quartiers londoniens, où le mètre carré peut atteindre les 50.000 euros.

Le record pour Londres reste détenu par une propriété historique, celle du milliardaire indien Lakshmi Mittal. Le patron d'Arcelor-Mittal l'a rachetée en 2004 à Bernie Ecclestone, le magnat de la Formule 1, pour la modique somme de 90 millions d'euros.

Moscou, nouvel eldorado

Autre région en vogue, la Russie. Notamment Moscou, où le mètre carré autour de la Place Rouge peut valoir près de 90.000 euros. Fin septembre, un milliardaire moscovite relativement peu connu a acheté un appartement de sept étages, et présentant une surface de 1300 mètres carrés, près de la gare Kourski. Montant de la transaction : 75 millions d'euros (soit près de 58.000 euros le mètre carré), ce qui constitue un nouveau record pour la capitale russe.

Dans ce palmarès quelque peu démesuré, les Etats-Unis ne pouvaient pas demeurer en reste. En juillet 2007, un manoir de Berverly Hills, à Los Angeles, a été mis en vente pour 122 millions d'euros. La propriété a notamment appartenu au magnat de la presse William Randolph Hearst, qui l'avait acquise en 1947 pour 120.000 dollars. Aux dernières nouvelles, le manoir n'a toujours pas été vendu. Toute personne recherchant 29 chambres, une salle de cinéma et une discothèque peut se manifester.

La rédaction