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Les patrons adressent un carton jaune à Hollande

Jean-François Roubaud (à gauche) et Pierre Gattaz étaient réunis, ce mardi 8 octobre, pour exprimer leur exaspération.

Jean-François Roubaud (à gauche) et Pierre Gattaz étaient réunis, ce mardi 8 octobre, pour exprimer leur exaspération. - -

Plusieurs centaines de patrons se sont réunis à Lyon, ce mardi 8 octobre, sous l'égide du Medef et de la CGPME. Ils ont ainsi voulu alerter l'exécutif français sur la situation des entreprises, "en souffrance".

Les patrons en ont marre. Marre de la pression fiscale, marre de l’incertitude, etc. Du coup, ils étaient plusieurs centaines, ce mardi 8 octobre, réunis à Lyon pour exprimer un ras-le-bol général. A l'appel du Medef et de la CGPME, les chefs d’entreprise ont ainsi voulu insister sur le fait que "seule l'entreprise est créatrice de richesses".

Pour la première fois depuis la loi sur les 35 heures, le président du Medef, Pierre Gattaz, et son homologue de la CGPME, Jean-François Roubaud, siégeaient ensemble à une tribune. Ils ont toutefois indiqué que ce rassemblement n'était "pas une rébellion, pas une révolution mais une mobilisation de chefs d'entreprises qui sont en souffrance".

Les entreprises "asphyxiées"

Soulignant "l'unité patronale" les deux dirigeants ont, tour à tour, insisté sur la faiblesse des taux de rentabilité des entreprises françaises qui leur interdit d'investir et de créer des emplois. Mais aussi sur la lourdeur des charges sociales et des réglementations, "trois épouvantails qui font que nous sommes asphyxiés, ligotés", selon Pierre Gattaz.

"Une taxe tous les jours, on n'en peut plus. Aujourd'hui même l'entreprise qui marche bien n'ose pas investir, car elle ne sait pas ce qu'il adviendra demain", a, de son côté, déclaré Jean-François Roubaud, qui réclame un "bouclier emploi".

Tout en se félicitant "du discours du président de la République en faveur des entreprises", les deux dirigeants ont estimé qu'il fallait des mesures concrètes "vite et fort", notamment dans le cadre des assises de la fiscalité, car "les entreprises sont exsangues, asphyxiées".

Y. D.