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Les délais de paiement se rapprochent de leur niveau d'avant-crise

Les délais de paiement, même de la part des petites entreprises, n'ont jamais été aussi court qu'au premier trimestre 2017.

Les délais de paiement, même de la part des petites entreprises, n'ont jamais été aussi court qu'au premier trimestre 2017. - Arne Dedert - dpa - AFP

Après s'être beaucoup allongé au début de la pandémie pour atteindre en moyenne 14,5 jours, le retard de paiement moyen est retombé à 11,3 jours, contre 11 jours en 2019.

Les retards de paiement inter-entreprises en France se sont raccourcis mais restent légèrement au-dessus de leur niveau d'avant la crise du Covid-19, selon une étude publiée mercredi par le cabinet KPMG.

Après s'être beaucoup allongé au début de la pandémie pour atteindre en moyenne 14,5 jours, le retard de paiement moyen est retombé à 11,3 jours, contre 11 jours en 2019.

Ce retard est compté au-delà du délai légal fixé par défaut au 30e jour suivant la réception des marchandises ou l'exécution d'une prestation et qui peut être allongé par contrat jusqu'à 60 jours.

"mettre la trésorerie au centre du jeu"

Autre amélioration notable, 47% des factures étaient en retard de paiement à la fin juillet 2021, contre 61% à la fin novembre 2020, selon cette analyse de 25 millions de transactions de quelque 800.000 entreprises françaises, réalisée par KPMG en collaboration avec l'éditeur de logiciels de gestion de trésorerie Sidetrade.

Avec la crise, les entreprises "ont dû mettre la trésorerie au centre du jeu" et surveiller davantage les délais de paiement, a expliqué à l'AFP Charles Durand, directeur Restructuring de KPMG France.

Pour obtenir des prêts garantis par l'État (PGE), qui ont gonflé leurs liquidités à des niveaux inédits avant la crise, les entreprises ont dû présenter aux banques "une vision claire de leurs prévisions de trésorerie" et "pas juste le compte de résultat", a détaillé M. Durand.

L'assurance-crédit est devenue un "enjeu majeur"

Selon lui, "la fonction trésorerie n'est plus en périphérie de la direction financière", et les entreprises se sont attachées à la numériser pour rendre les prévisions plus fiables.

Corollaire des difficultés des entreprises à se faire payer, l'assurance-crédit est devenue un "enjeu majeur" avec la pandémie.

En effet, des "mauvais résultats liés à une activité dégradée" ont entraîné une baisse de notation de nombreuses entreprises par les assureurs, cette baisse les conduisant "à faire face à une réduction importante de leurs encours garantis" en cas de non-paiement par les clients, entraînant pour elles des risques accrus.

T.L avec AFP