BFM Eco

Les compagnies aériennes tablent sur une reprise des vols cet été en Europe

Plusieurs compagnies aériennes ne respectent pas l'obligation de rembourser les passager dont le vol a été annulé

Plusieurs compagnies aériennes ne respectent pas l'obligation de rembourser les passager dont le vol a été annulé - Alex Edelman / AFP

Pour limiter les risques sanitaires, l'association internationale du transport aérien (IATA) propose la présentation par les passagers d'une déclaration sanitaire à l'aéroport ainsi que le contrôle de la température et le port du masque obligatoire.

Le directeur général de l'Association internationale du transport aérien (Iata), Alexandre de Juniac, envisage la reprise des vols nationaux en juin et continentaux dès juillet, mais avec un processus sanitaire qui doit être présenté à la fin du mois.

"Normalement, si nous sommes suivis par les gouvernements avec lesquels nous discutons, on devrait pouvoir voyager en France à partir de juin, puis en Europe en juillet-août, avec un trafic réduit et un nombre de destinations qui sera un peu plus limité", a-t-il expliqué sur France Inter.

L'Iata prévoit la reprise des vols inter-continentaux au dernier trimestre dans le cadre d'un plan qui doit faire redécoller le secteur aérien, l'un des plus durement touchés depuis le début de la crise du coronavirus. 

Quelles mesures sanitaires?

Pour éviter les risques de contamination, il a précisé que son organisation travaillait "avec tous les gouvernements de la planète, les organisations internationales en charge du trafic aérien et l'Organisation mondiale de la santé (OMS)" à la mise en place d'un "processus de contrôle sanitaire des passagers". "Normalement, on devrait être prêt pour la fin mai", a-t-il précisé. 

Alexandre de Juniac propose la présentation par les passagers d'une déclaration sanitaire à leur arrivée à l'aéroport, un contrôle de température à l'entrée du terminal, et le port du masque obligatoire dans le terminal et dans l'avion.

Grâce à ces mesures, il estime que le risque serait "pratiquement négligeable", écartant le besoin de réduire le nombre de passagers dans les avions. "Si on doit neutraliser le siège du milieu, cela veut dire soit que l'on ne vole pas, soit qu'il faut augmenter les prix d'au moins 50%", a-t-il prévenu. 

P.L avec AFP