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Le PDG du groupe Bertrand réclame un retour de la TVA à 5,5% pour la restauration

Olivier Bertrand réclame des mesures fortes pour soutenir le secteur de la restauration

Olivier Bertrand réclame des mesures fortes pour soutenir le secteur de la restauration - GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP

Le premier restaurateur de France réclame des mesures fortes de l'Etat pour soutenir le secteur en grande difficulté en raison de la crise liée au coronavirus.

Depuis plus d'un mois et demi maintenant, leurs portes sont closes et leur personnel au chômage. Les restaurateurs sont toujours dans l'attente d'une date de réouverture pour leurs établissements. Les mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir le secteur n'ont pas suffi à calmer les inquiétudes des professionnels. Olivier Bertrand, PDG du groupe Bertrand réclame dans le Journal du Dimanche des mesures fortes de l'Etat pour soutenir le secteur.

Le groupe Bertrand, premier restaurateur de France, emploie plus de 30.000 salariés. Le groupe est à la tête de dix brasseries parisiennes, mais aussi des réseaux Quick et Burger King, Hippopotamus, Au Bureau ou encore Léon de Bruxelles.

Olivier Bertrand exprime son inquiétude sur la reprise qu'il prévoit "longue et douloureuse". "Entre l'absence de touristes, la baisse du pouvoir d'achat de bon nombre de Français et la prudence des personnes âgées, l'activité va reprendre par paliers".

Le PDG du groupe demande des mesures fortes du gouvernement. Il juge notamment insuffisant l'élargissement de l'accès au fonds de solidarité aux seules entreprises de moins de 20 salariés et réalisant jusqu'à 2 millions d'euros de chiffre d'affaires (contre 10 salariés auparavant).

Maintien du chômage partiel et baisse de la TVA

Olivier Bertrand réclame "le maintien au chômage partiel jusqu'à ce que nous retrouvions un volume d'activité acceptable et un allègement des charges patronales. (...) Nos réouvertures doivent aussi s'accompagner d'une baisse de la TVA à 5,5%". Selon lui, cette mesure, même temporaire, permettrait d'amortir les nouveaux coûts indispensables pour assurer la sécurité sanitaire des clients et des salariés. Le taux appliqué actuellement est de 10%.

Olivier Bertrand plaide également pour une modulation des loyers en fonction de l'activité et demande aux assurances de les soutenir face à la perte d'exploitation. "L'Etat doit avoir une voix plus forte sur ce sujet" estime-t-il.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a précisé vendredi qu'il y aurait une « décision finale vers la fin du mois de mai pour avoir une date de réouverture des cafés, restaurants et bars ».

Sandrine Serais