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Le mode de paiement préféré des français

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À l'occasion des 40 ans de la carte bleue, Frédéric Toumelin, Directeur exécutif en charge de l'offre produits chez Carte Bleue nous accorde un entretien pour évoquer le choix d'une carte de débit, le mode de paiement préféré des français, les dangers et le développement de la carte à puce en Europe.

Entretien avec Frédéric Toumelin, Directeur exécutif en charge de l'offre produits chez Carte Bleue.

Jérémy Briquet : D'où est venu l'idée de la Carte Bleue ?

Frédéric Toumelin : L'objectif des banques qui ont lancé la carte à l’époque était de fournir un moyen très automatisé pour que le grand public puisse accéder à l'argent de son compte courant de manière beaucoup plus souple et confortable que le chéquier ou le fait de se déplacer en agence pour aller retirer son argent. 
(voir extrait sonore ci-contre)

J-B : La carte bleue pourrait-elle devenir le seul mode de paiement ?

F-T : C’est devenu en tout cas le moyen de paiement favori des français, plébiscité pour sa simplicité d’utilisation. C’est ce qui a assuré son vrai développement, ça rend le paiement plus simple, non seulement pour le consommateur mais aussi pour le commerçant. Il y a donc eu une dynamique vertueuse qui a permis à ce moyen de paiement relativement jeune par rapport à ses concurrents (espèces, chèques), de prendre une place prépondérante en quelques décennies.
(voir extrait sonore ci-contre)

J-B : Bien que la carte bleue soit leur moyen de paiement favori, beaucoup de français en dénoncent les dangers. Faut-il craindre la fraude ?

F-T : Les consommateurs sont très rarement responsables des sommes qui font l’objet d’une fraude, sauf s’il y a négligence chronique de leur part. Les utilisateurs sont bien au courant de la nécessité d’être vigilants quant à l’utilisation de leur code secret. C’est la seule obligation qui leur incombe. Les défauts du système sont pris en charge par les banques explique-t-il. Encore faut-il que les consommateurs soient vigilants par rapport à leurs relevés de compte.
(voir extrait sonore ci-contre)

J-B : Pourquoi certains pays d’Europe comme la Belgique ou la Suisse n’ont pas encore totalement adopté la puce qui garantit une plus grande sécurité des transactions ?

F-T : La puce est restée longtemps une spécificité française, mais aujourd’hui ce n’est déjà plus le cas, grâce à la standardisation au niveau européen de cette technologie. Mais les pays d’Europe y vont à des rythmes différents, aussi parfois avec des approches différentes. En Espagne, les banques déploient des terminaux qui savent lire les puces, spécifiquement dans les régions touristiques.
(voir extrait sonore ci-contre)

Jérémy Briquet