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Le gouvernement ne veut pas d'un "soutien abusif" aux entreprises "qui ne fonctionnaient plus"

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"L'enjeu, c'est de soutenir des entreprises qui fonctionnaient avant" prévient, sur BFM Business, la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher. Mais pour les entreprises qui "ne fonctionnaient plus" alors "peut-être que cette crise est l'ultime coup" souligne-t-elle.

Aucune faillite... ou presque. Sur l'antenne de BFM Business, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat à l'Economie, est revenue sur le soutien des entreprises et notamment les prêts garantis par l'Etat. Alors que certains professionnels se voient refuser l'aide de leur banque, la secrétaire d'Etat rappelle qu'il y a "des situations de risques différenciées" dans cette crise.

"Nous sommes tombés sur un accord avec les banques pour que les entreprises qui ont une notation 5+ et meilleure que 5+ puissent avoir un accès quasi-automatique à des prêts qui représentent 25% de leur chiffre d'affaires" indique Agnès Pannier-Runacher. "Ensuite, sur les notations inférieures, nous faisons intervenir la médiation du crédit pour trouver des accords, et en deuxième niveau, la Bpi qui peut accorder des prêts à titre individuel, qui n'a pas besoin d'avoir une banque."

"Soutenir des entreprises qui fonctionnaient avant"

Mais cela se complique pour les entreprises qui connaissaient de grandes difficultés avant la crise. "S'agissant des entreprises qui sont en procédure, c'est aujourd'hui illégal, pour les banques de donner des prêts" indique Agnès Pannier-Runacher.

"C'est la législation française et européenne, que nous sommes en train d'adapter et cela sera fait dans les tous prochains jours pour justement faire en sorte que ces entreprises ne se soient pas traitées de manière différente, même si une entreprise qui est en grand difficulté ne va pas avoir nécessairement accès à un prêt, parce que l'enjeu aussi, c'est de soutenir des entreprises qui fonctionnaient avant" prévient la secrétaire d'Etat.

"C'est important et tout le monde le comprend : des entreprises qui ont un avenir, on doit absolument les soutenir" martèle-t-elle. "Des entreprises qui, pour des raisons de gestion interne ne fonctionnaient plus, peut-être que cette crise est l'ultime coup mais on ne pourra pas, dans ce cas-là, être en soutien abusif de ces entreprises-là."

Thomas Leroy