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La Russie effraye les entreprises françaises

Les entreprises françaises restent en Russie mais demeurent prudentes.

Les entreprises françaises restent en Russie mais demeurent prudentes. - -

Les tensions géopolitiques entre l'Ukraine et la Russie inquiètent les entreprises françaises. Les sociétés du CAC 40 restent prudentes concernant leurs partenariats avec les entreprises du pays.

Les marchés sont chahutés cet été. Les investisseurs français ne manquent pas de raisons de s'inquiéter: les publications de résultats d'entreprises du premier semestre sont plutôt moyennes, le resserrement de la politique monétaire de la FED, et bien sûr, le risque géopolitique au Proche-Orient et en Russie, qui s'est accru la semaine dernière avec la nouvelle salve de sanctions annoncées par les occidentaux.

Quand on leur parle de la Russie, le mot qui ressort le plus dans la bouche des dirigeants du CAC 40, c'est "prudence". Nous maintenons nos opérations, nos plans de développement, mais nous surveillons le pays comme le lait sur le feu, expliquent-ils en substance.

"Les incertitudes en Russie sont préoccupantes"

Chez Total, par exemple, le groupe poursuit son projet gazier géant dans la péninsule de Yamal au nord du pays. Mais le jour du crash du MH 17, il a stoppé net sa montée au capital de son partenaire russe Novatek.

Autre français exposé à la Russie: Société Générale. Là aussi, la trajectoire de développement de la filiale Rosbank est confirmée. La Russie reste un marché d'avenir, mais le pays tourne au ralenti. Et, nous dit-on, "les incertitudes en Russie sont préoccupantes".

Et d'autres secteurs sont à la peine. Les marques de Kering et de LVMH accueillent beaucoup moins de touristes russes dans leurs boutiques en Europe. Quant à l'automobile, Peugeot et encore plus Renault, via sa filiale Avtovaz, savent déjà que le marché russe sera extrêmement compliqué cette année.

Thomas Sasportas