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La direction d'une usine automobile séquestrée dans le Doubs

LA DIRECTION D?UNE USINE AUTOMOBILE SÉQUESTRÉE DANS LE DOUBS

LA DIRECTION D?UNE USINE AUTOMOBILE SÉQUESTRÉE DANS LE DOUBS - -

STRASBOURG - Les salariés d'EAK, un équipementier automobile de Valentigney (Doubs) promis à la fermeture, séquestrent trois cadres dirigeants pour...

STRASBOURG (Reuters) - Les salariés d'EAK, un équipementier automobile de Valentigney (Doubs) promis à la fermeture, séquestrent trois cadres dirigeants pour obtenir de nouvelles négociations sur leurs conditions de départ.

Le directeur du site, le directeur des ressources humaines et le directeur de la production sont retenus dans l'usine depuis mardi 20 heures.

"La direction est d'accord pour des discussions mais pas pour des négociations. Alors ils restent dedans et nous, on reste dehors", a dit mercredi à Reuters Nadia Zedmia, déléguée Force ouvrière et secrétaire de l'Union locale du syndicat.

"Ils ont à manger, à boire, tout ce qu'il faut", a-t-elle assuré.

Coentreprise formée par le Français Faurecia, filiale de PSA, et par le Suédois Autoliv, filiale d'Electrolux, EAK emplois 92 personnes à la fabrication de ceintures de sécurité et d'airbags pyrotechniques.

En raison d'un différend entre les actionnaires, l'usine doit fermer d'ici fin 2011, la production étant délocalisée en Turquie et en Tunisie, a indiqué la syndicaliste.

Les syndicats demandent une prime supralégale de 30.000 euros plus 10.000 euros en compensation des pertes de salaires occasionnées, selon eux, par le chômage partiel auquel l'usine est soumise depuis septembre 2008.

En 2006, un plan social avait déjà supprimé 84 emplois.

Contacté par Reuters, Faurecia n'a pas souhaité faire de commentaire.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet