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Jean-Marc Ayrault: "j'aide les entreprises"

Vincent Peillon (à gauche) et Jean-Marc Ayrault lancent le Conseil national éducation économie, ce vendredi 18 octobre.

Vincent Peillon (à gauche) et Jean-Marc Ayrault lancent le Conseil national éducation économie, ce vendredi 18 octobre. - -

Le Premier ministre, accompagné de Vincent Peillon a installé, ce vendredi 18 octobre, le Conseil national éducation économie. Présidé par Jean-Cyril Spinetta, ce groupe de travail destiné à rapprocher l'école de l'entreprise comportera de nombreux acteurs de l'économie, tels Pierre Gattaz ou Jean-Louis Beffa.

Dynamiser les relations entre l'école et le monde économique. C'est l'objectif du Conseil national éducation économie (CNEE), qui sera installé, ce vendredi 18 octobre, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.

Le chef du gouvernement a, en préalable, rappelé sa volonté "d'aider les entreprises" sans faire "de cadeaux aux patrons", alors qu'il énumérait les différentes aides aux entreprises engagées depuis 2012.

"Je ne fais pas de cadeaux aux patrons! M. le président (Pierre) Gattaz, vous le savez bien, mais j'aide les entreprises", a-t-il ajouté en direction du président du Medef, présent, et pas avare de critiques à l'égard du gouvernement depuis plusieurs semaines.

Du beau monde au CNEE

Le CNEE sera présidé par l'ancien patron d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, qui avait auparavant occupé plusieurs postes au ministère de l'Education.

Il comportera 27 membres:

> Cinq chefs d'entreprise, dont Jean-Louis Beffa (ex-Saint-Gobain) et Henri Lachmann.

> Cinq représentants des employeurs, dont le président du Medef, Pierre Gattaz.

> Cinq représentants des salariés, dont Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT).

> Cinq représentants de syndicats d'enseignants.

> Quatre directeurs d'administrations centrales.

> Deux présidents de conseil régional.

Promouvoir la culture d'entreprise

Ce conseil est "chargé d'animer une réflexion prospective sur l'articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique", de même qu'un "dialogue permanent entre leurs représentants sur la relation entre l'éducation, l'économie et l'emploi", selon le ministère de l'Education. Il pourra faire des recommandations, donner des avis, solliciter des expertises et porter des projets.

Les objectifs du Conseil seront, entre autres, de "favoriser le dialogue et la connaissance des initiatives", car "souvent, il y a des postures de deux côtés, avec de la méfiance parfois, de la méconnaissance souvent".

L'un des objectifs est de développer des initiatives "qui existent déjà mais qui sont parcellaires", comme davantage de témoignages d'entrepreneurs ou de salariés dans les établissements scolaires, le développement de mini-entreprises et la promotion de la culture d'entreprise.

Moderniser les filières existantes

"Il faut aussi que les entreprises s'ouvrent davantage à nos jeunes, qu'on assure davantage d'offres de stages", souligne le ministère de l'Education, jugeant pas tout à fait normal que l'on reproche aux jeunes de ne pas connaître l'entreprise, quand ils peinent à trouver des stages, surtout s'ils sont originaires de quartiers défavorisés.

Le développement de l'alternance et de l'apprentissage nécessite aussi un dialogue et une réflexion pour connaître les filières pertinentes, fait-on valoir. Le ministère veut à la fois développer la formation dans des "filières d'avenir" comme le démantèlement nucléaire et "moderniser les filières existantes".

Y. D. avec AFP