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Jean-François Roubaud: Hollande "est obligé de jouer avec les chefs d'entreprise"

Jean-François Roubaud a vanté les mérites du crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi

Jean-François Roubaud a vanté les mérites du crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi - -

Le président de la CGPME était l'invité de BFM Business, ce lundi 27 mai. Il a notamment estimé que l'exécutif français a changé de ton face au patronat, comme le montrent des mesures telles que le crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi.

Pour Jean-François Roubaud, le président de la CGPME (confédération générale des petites et moyennes entreprises) le dialogue entre le gouvernement et les entreprises s'améliore. "Il y a une inflexion du président de la République et du gouvernement depuis les assises de l'entreprenariat. François Hollande se rend compte qu'il est obligé de jouer les entreprises car ce sont elles qui vont créer l'emploi", a-t-il déclaré dans l'émission le Grand Journal d'Hedwige Chevrillon, ce lundi 27 mai.

A ce titre, Il a estimé que la décision du gouvernement, qui a choisi de ne pas légiférer sur la rémunération des grands patrons, est "une bonne chose. Il ne faut pas imposer les salaires (…) on contournera toujours les règles du jeu qui seront mises en place dans un pays pour les salaires d'un patron". Il a ainsi estimé que la meilleure solution reste le "say on pay";

Le préfinancement du CICE est "d'une grande simplicité".

Une mesure du gouvernement vis-à-vis des entreprises est plébiscitée: le crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi (CICE). "C'est quelque chose de vraiment positif, c'est la première fois qu'on a une baisse de charges dans nos entreprises", s'est-il réjoui.

Concernant ce dispositif, Jean François Roubaud a donné quelques chiffres, reconnaissant au passage "qu'il y a eu un retard à l'allumage". "Il faut dire aux chefs d'entreprise que ce crédit d'impôt représente environ 1.000 euros par salariés". Il a ensuite rappelé qu'Oséo a déjà débloqué 580 millions d'euros, au titre du préfinancement de ce crédit d'impôt.

Il a également assuré que le dossier de préfinancement de crédit d'impôt, est "d'une grande simplicité. Qu'on ne me dise pas que c'est complexe, ce n'est pas vrai", s'est-il exclamé, en assurant que la procédure lui a pris 20 minutes sur Oséo.fr , pour une entreprise de 50 salariés. Il répond ainsi aux critiques des PME.

Néanmoins, le CICE fait face à "un racket", selon les propres mots d'Arnaud Montebourg. Des grands groupes profiteraient de la mesure pour faire pression sur leurs sous-traitants, et leur demander de répercuter la baisse des coûts permise par ce dispositif dans leurs tarifs. Jean-François Roubaud a reconnu "que ce problème commence à surgir" et qu' "il y a un effet pervers qu'il faut combattre".

Julien Marion