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Usine de Blanquefort: Ford refuse la nouvelle offre de rachat

L'usine de Ford de Blanquefort dans l'Aquitaine.

L'usine de Ford de Blanquefort dans l'Aquitaine. - Georges Gobet - AFP

Ford a refusé la nouvelle offre de Punch Powerglide pour le rachat de l'usine de Blanquefort. Le constructeur américain avait déjà refusé une première offre de reprise formulée par la même entreprise, qui était appuyée par l'Etat et les syndicats.

C'est à nouveau non. Ford a refusé la nouvelle offre du strasbourgeois Punch Powerglide pour racheter son usine de Blanquefort (Gironde), menacée de fermeture, a annoncé jeudi la CGT. C'est le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises Jean-Pierre Floris qui l'a annoncé aux syndicats lors d'une réunion audio, a précisé à l'AFP Gilles Lembersend, secrétaire CGT du comité d'entreprise.

Interrogé par l'AFP, Bercy n'a pas confirmé l'information. "Si cette décision de Ford devait être confirmée, nous exigerons de l'entreprise qu'elle prenne toutes ses responsabilités sociales et financières vis-à-vis de ses salariés et du site industriel", a réagi un responsable au ministère des Finances. Un porte-parole du constructeur automobile américain n'a ni confirmé ni démenti, se contentant d'indiquer que le constructeur américain avait bien reçu la nouvelle offre de Punch.

Le constructeur américain Ford avait annoncé début 2018 son intention de se désengager de l'usine de boîtes de vitesse, implantée en 1972, qui emploie quelque 850 personnes près de Bordeaux. Il avait refusé une première offre de reprise de la société franco-belge basée à Strasbourg Punch Powerglide, pourtant appuyée par l'Etat et les syndicats.

Avec AFP