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Thyssenkrupp et Tata marient leurs activités sidérurgiques en Europe

Cette fusion donne naissance à une entreprise de 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et de 48.000 salariés.

Cette fusion donne naissance à une entreprise de 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et de 48.000 salariés. - Patrik Stollarz- AFP

Le géant industriel allemand Thyssenkrupp et l'indien Tata se sont accordés sur la fusion dans une coentreprise détenue à 50/50 de leurs activités sidérurgiques en Europe pour lutter contre la concurrence de l'acier chinois.

L'union fait la force dans la sidérurgie pour résister à la déferlante d'acier chinois sur l'Europe. Le conseil d'administration et le conseil de surveillance de Thyssenkrupp ont décidé la création d'une coentreprise détenue à parité (50/50) dans laquelle ses activités européennes et celles de l'ndien Tata seront regroupées. La signature effective du contrat "est attendue sous peu", précise le sidérurgiste allemand.

Officialisée après plus de deux années de négociations, la nouvelle entité qui devrait être baptisée "Thyssenkrupp Tata Steel" visera la deuxième place du marché européen de l'acier derrière ArcelorMittal. Elle tablera sur des "synergies annuelles récurrentes (...) de 400 à 500 millions d'euros", selon l'industriel allemand.

Le syndicat IG Metall a obtenu zéro licenciement en Allemagne

"C'est une bonne nouvelle pour l'acier et qui est porteuse d'espoir pour notre avenir", s'est félicité Andreas Goss, patron de Thyssenkrupp Steel Europe, dans une lettre diffusée à ses salariés, rapporte le quotidien allemand Die Welt. Cette fusion donne naissance "à une entreprise de 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel et de 48.000 salariés", précise le journal.

En décembre 2017, Thyssenkrupp et le puissant syndicat IG Metall avaient conclu un accord donnant des garanties aux salariés des sites allemands du groupe, garantissant notamment que les suppressions d'emploi chez Thyssenkrupp ne prendront pas la forme de licenciements. Le projet, qui devrait conduire à 4.000 suppressions d'emploi, dont la moitié en Allemagne, avait suscité de vives inquiétudes chez les métallos du groupe allemand, fabricant d'acier mais aussi d'ascenseurs et de sous-marins.

F.B avec AFP