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Prime à la conversion de 4000 euros: les vendeurs de voitures se réjouissent

Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), qui représente notamment les concessionnaires, s'est félicité d'avoir été entendu par le gouvernement.

Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), qui représente notamment les concessionnaires, s'est félicité d'avoir été entendu par le gouvernement. - MIGUEL MEDINA-AFP

Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), qui représente notamment les concessionnaires, s'est félicité d'avoir été entendu par le gouvernement après l'annonce d'un doublement de la prime à la conversion pour les ménages les plus modestes.

En toute logique, les professionnels de l'automobile applaudissent à la mesure gouvernementale de doublement de la prime à la conversion pour les ménages les plus modestes. Le CNPA (conseil national des professions de l'automobile) s'attend à un afflux nouveau de clients dont l'achat sera en partie financé par l'État. Représentant notamment les concessionnaires automobiles, cet organisme rappelle que "61% des Français ne perçoivent pas de solution alternative à l'automobile pour leur mobilité".

Le gouvernement a annoncé mercredi qu'il allait créer en 2019 une "super prime" à la conversion pour les 20% de foyers les plus modestes. Elle permettra de doubler la prime actuelle et d'atteindre 4000 euros pour un véhicule diesel ou essence. Ce dispositif vise à favoriser le remplacement de véhicules anciens par des véhicules plus propres et s'applique aussi, sous conditions, à l'achat de voitures d'occasion.

Le CNPA représente 400.000 emplois dans les services

Le CNPA souligne qu'il "plaidait pour un soutien prioritaire aux ménages, en conservant le véhicule d'occasion dans le périmètre des dispositifs d'aides, avec des montants plus significatifs, tout en respectant un principe de neutralité technologique et énergétique".

Le CNPA, qui représente 140.000 entreprises et 400.000 emplois dans les services pour l'automobile, rappelle que "l'achat d'un véhicule neuf concerne environ un ménage français sur 28, alors que l'achat d'un véhicule d'occasion concerne un ménage sur cinq". Il estime que "l'enjeu d'un parc plus écologique et accessible concerne donc tout particulièrement les véhicules d'occasion, dont le renouvellement pourra entraîner des effets plus massifs pour la protection de l'environnement et de la santé".

F.Bergé avec AFP