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Pannier-Runacher annonce une enveloppe de 490 millions d'euros pour les entreprises dès cet été

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La ministre déléguée chargée de l'industrie était invitée sur le plateau de Good Morning Business, ce vendredi. Elle est notamment revenue sur le "couac" gouvernemental autour de la baisse des impôts de production.

Annoncée en grande pompe, la baisse des impôts de production de 20 milliards d'euros sera finalement une baisse de 10 milliards par an, d'ici la fin du quinquennat (soit deux fois 10 milliards d'euros en 2021 puis 2022). La ministre déléguée chargée de l'industrie, Agnès Pannier-Runacher, est venue le confirmer, ce vendredi sur BFM Business. "C'est 10 milliards de baisse et c'est une baisse massive pour les entreprises" insiste-t-elle. 

"Vous savez, cela fait plus de trois ans qu'avec Bruno le Maire, on se bat pour obtenir cette baisse des impôts, qui est une baisse pour les salariés, pour rendre plus compétitive notre économie" explique-t-elle. "Cette baisse, elle sera particulièrement ciblée sur les industriels", c'est-à-dire plutôt une baisse de la CVAE. "A ce stade, c'est le scénario qui se dessine avec le plus de force" confirme la ministre déléguée.

La CVAE, scénario qui se dessine 

Un scénario qui va donc léser les régions puisque la CVAE est un des revenus des régions. Elle "sera compensée pour les régions puisque les régions ont vocation à investir dans le développement économique donc il ne faut pas prendre à droite pour donner à gauche" promet Agnès Pannier-Runacher.

Si cette baisse des impôts de production est annoncée pour deux ans, "l'objectif, c'est évidemment que ce soit pérenne" souligne la ministre déléguée. "Toute notre politique fiscale est orientée pour faire en sorte que (…) les entreprises puissent continuer à se développer et créer de l'emploi." A cette baisse de 10 milliards par an, il faut encore ajouter une enveloppe de 20 milliards d'euros d'investissement pour les entreprises.

490 millions dès cet été

Reste que ce plan ne sera pas mis en place avant 2021. Un peu trop tard ? "Non, parce que nous avons déjà des dispositifs qui sont en place au travers du plan auto, au travers du plan aéronautique" poursuit-elle. Surtout, le gouvernement est prêt à débloquer une enveloppe dès cet été pour ne pas perdre de temps. "Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, il y aura une enveloppe de 490 millions d'euros" qui vient d'être "déposée sous forme d'amendement."

L'objectif était désormais "d'y travailler avec le Sénat" puisque le texte est actuellement en examen au palais du Luxembourg. "On sait que le Sénat était déjà très volontaire pour qu'on ait déjà des outils pour démarrer ce plan de relance. Et donc nous allons pourvoir commencer à accompagner la transformation écologique des entreprises, à subventionner la transformation numérique et effectivement à travailler sur des dossiers d'accompagnement de relocalisation en France."

Thomas Leroy