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New York porte plainte contre ExxonMobil, Shell et BP pour "tromperie" sur les énergies propres

La ville de New York

La ville de New York - Pixabay / Zsubio

La ville américaine reproche à ces majors "d'amplifier les bienfaits pour le climat" des produits liés au gaz naturel, aux biocarburants ou à l'hydrogène.

La ville de New York a porté plainte jeudi contre les majors pétrolières ExxonMobil, Royal Dutch Shell et BP, les accusant de "tromper" les consommateurs en "exagérant leurs investissements dans les énergies propres".

La plainte de 97 pages leur reproche aussi "d'amplifier les bienfaits pour le climat" des produits liés au gaz naturel, aux biocarburants ou à l'hydrogène.

Elle accuse par ailleurs les entreprises, ainsi que la puissante fédération professionnelle du secteur API, de "présenter de façon erronée" les impacts climatiques des énergies fossiles.

Greenwashing

Lutter contre le changement climatique signifie aussi "s'attaquer à certaines des plus grandes entreprises polluantes pour publicité mensongère et greenwashing", a justifié le maire de la ville, Bill de Blasio, dans un communiqué.

La plainte a été déposée le jour de l'ouverture du sommet virtuel sur le climat organisé par le président américain Joe Biden.

"Lorsque des compagnies pétrolières présentent leurs produits avec des mots comme +plus écologiques+ ou +plus propres+, tout en omettant de divulguer les effets réels de ces produits, cela nuit à la capacité des consommateurs à prendre des décisions éclairées", a estimé Lorelei Salas, du département de protection des consommateurs et des travailleurs de la ville.

Des premières plaintes rejetées

Ce n'est pas la première fois que New York part à l'assaut des géants du secteur pétrolier.

La mairie avait porté plainte en janvier 2018 contre BP, Chevron, ConocoPhillips, ExxonMobil et Shell pour leurs responsabilités dans le changement climatique, une plainte rejetée en appel début avril.

La ville de New York a aussi perdu fin 2019 un procès contre ExxonMobil, qu'elle accusait d'avoir trompé les investisseurs en prétendant à tort intégrer pleinement les risques de durcissement des législations sur les émissions de gaz à effet de serre dans ses projections à long terme.

T.L avec AFP