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Les salariés de l'usine Vallourec de Saint-Saulve en grève

Plusieurs salariés de l'usine Vallourec ont bloqué l'entrée du site ce mercredi.

Plusieurs salariés de l'usine Vallourec ont bloqué l'entrée du site ce mercredi. - François Lo Presti - AFP

Les salariés de l'usine Vallourec, menacée de fermeture, sont mobilisés pour obtenir de meilleures primes de licenciements.

Plus d'une centaine de salariés de la tuberie Vallourec de Saint-Saulve (Nord) étaient en grève mercredi et bloquaient toute production, ont indiqué les syndicats. Parmi les grévistes, environ 80 personnes faisaient brûler des pneus autour du rond-point d'accès à l'usine qui fabrique des tubes pour chaudières destinées à des centrales électriques, a constaté l'AFP.

Vallourec a annoncé fin février la fermeture de sa ligne de production sur ce site, en banlieue de Valenciennes, ce qui a déclenché une nouvelle colère des syndicats et des élus. À terme, 164 emplois devraient être supprimés.

"On est en grève par rapport au plan de sauvegarde de l'emploi. Ca ne va pas assez vite, il y a une impatience, une inquiétude", a déclaré Christian Solaux, élu au comité d'entreprise et délégué du personnel CFDT.

Le travail des salariés d'un site voisin perturbé 

Le point d'achoppement principal: les primes de licenciement. Ce sujet était au menu des négociations mardi lors d'une réunion intersyndicale avec la direction. "Ils nous ont fait des propositions qui ne sont pas acceptables", a fait valoir Christian Solaux. "Les salariés ne sont pas satisfaits", a confirmé Jean-Claude Triboulet, délégué CFDT.

Selon un responsable syndical de l'aciérie Ascoval, qui emploie 300 personnes sur le même site, des salariés de la tuberie ont empêché certains travailleurs d'entrer. "On est solidaire, mais on veut travailler", a déclaré Nacim Bardi, délégué CGT d'Ascoval, selon qui "le strict nécessaire" du personnel a pu prendre son poste. "Ils ont pu rentrer. On est conscient qu'ils ont des difficultés", a assuré Christian Solaux.

L'aciérie Ascoval est détenue à 40% par le groupe Vallourec et à 60% par Asco Industries, en liquidation judiciaire. Le groupe suisse Schmolz Bickenbach a été choisi pour la reprise d'Ascométal, mais Ascoval ne figure pas dans son périmètre de reprise. Le sort de l'aciérie Ascoval sera décidé fin mai par le tribunal de grande instance (TGI) de Strasbourg.

A.M. avec AFP