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Les entreprises du textile veulent croire à un avenir pour les masques made in France

Sur BFM Business, Marc Pradal, président de l'Union française des industries de la mode et de l'habillement, estime que la production de masques jetables ou réutilisables reste un débouché important pour la filière.

Après l'euphorie, le dur retour à la réalité? Des centaines de PME se sont lancées, en urgence, dans la confection de masques jetables ou réutilisables pour lutter contre le coronavirus. Mais désormais les stocks s'accumulent, la surproduction guette et le retour à une certaine accalmie mondiale relance la concurrence étrangère.

"Nous arrivons à une situation de surcapacité de production en France", assure Marc Pradal, président de l'Union française des industries de la mode et de l'habillement, dans Inside sur BFM Business "avec des arrivées massives d'importations".

"On était parti de zéro et on est arrivé la semaine dernière à dix millions de masques produits sur le territoire français tous les jours" par 1200 entreprises, confirme le responsable du textile. 

Plusieurs marchés à alimenter

Pour autant, Marc Pradal estime que cette production made in France a vocation à être pérennisée même si beaucoup d'entreprises du textile qui avaient lancé une production de masques "sont arrivées au bout de l'aventure" et sont revenues à leur activité initiale.

"Je pense qu'il y a des entreprises qui vont se positionner avec l'Etat français qui souhaite avoir une indépendance industrielle et reconstituer des stocks avec des fabricants français de masques soit lavables, soit jetables. Il y a eu des entreprises pré-sélectionnées et puis il y a d'autres entreprises parce que il y a plusieurs marchés finalement comme le marché des entreprises qui doivent apporter la sécurité à tous les collaborateurs".

"Nous ne sommes pas à l'abri d'un retour de problèmes de coronavirus, voire même de grippes ou d'autres maladies infectieuses. Je pense qu'on va prendre aujourd'hui des réflexes un peu sanitaire (...) avec le port des masques, un peu comme le modèle asiatique", explique Marc Pradal.

Olivier Chicheportiche