BFM Business

Le Français Parrot désigné par l'Armée américaine pour concevoir ses futurs drones de reconnaissance

Créé en 1994, Parrot emploie 500 personnes et réalise la plupart de ses ventes à l'export.

Créé en 1994, Parrot emploie 500 personnes et réalise la plupart de ses ventes à l'export. - Parrot

Parrot a été sélectionné avec cinq autres sociétés pour participer à un programme de 11 millions de dollars destiné à développer la nouvelle génération d'engins de reconnaissance pour l'armée américaine. Ils devront être d'un poids maximum de 1,3 kg et vite déployables.

"Nous comprenons parfaitement combien un drone ultra-compact possède les atouts pour devenir un élément central de la défense", se réjouit le PDG de Parrot, Henri Seydoux, dont l'entreprise a été sélectionnée aux côtés de cinq autres sociétés, par le Département américain de la défense pour le compte de l'US Army.

Skydio, Altavian, Teal Drones, Vantage Robotics et Lumenier sont les autres entreprises retenues au terme de cet appel d'offres lancé en novembre 2018 par le première armée du monde.

Des drones conçus pour le sac à dos des soldats

Ce programme doté d'une enveloppé de 11 millions de dollars (9,85 millions d'euros) vise à faire développer une nouvelle génération de petits drones de reconnaissance. Ils devront être rapidement déployables avec un temps de vol de 30 minutes et une autonomie pouvant aller jusqu'à 3 kilomètres, pour un poids maximum de 1,3 kg.

Ces appareils compacts devront pouvoir être opérationnels en moins de deux minutes et tenir à l'intérieur des sacs à dos standards utilisés par les soldats de l'US Army pour qu'ils puissent les utiliser sur le terrain comme engins volants de reconnaissance à courte portée.

Parrot traverse une période délicate

Créé en 1994, Parrot emploie à ce jour 500 personnes et réalise la plupart de ses ventes à l'export. Mais après avoir connu son heure de gloire il y a quelques années, il traverse actuellement une période plus difficile et, mi-avril 2019, il prévoyait une baisse de 28% de ses ventes annuelles à 109 millions d'euros pour l'ensemble de l'exercice 2018.

Fin novembre 2018, le groupe français, qui s'est fait distancer par le chinois DJI sur le segment des drones grand public, reconnaissant l'échec commercial de son produit Anadi sur ce créneau, avait même annoncé la suppression d'une centaine d'emplois, soit environ 15% de ses effectifs.

Frédéric Bergé avec AFP