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La sécurité sociale britannique teste la livraison de matériel médical anti-Covid-19 par drone 

La livraison par drone permet de raccourcir le temps de transport de matériels médicaux pouvant atteindre 6 heures, à seulement 15 mn environ, entre la côte et l'île écossaise de Mull.

La livraison par drone permet de raccourcir le temps de transport de matériels médicaux pouvant atteindre 6 heures, à seulement 15 mn environ, entre la côte et l'île écossaise de Mull. - Skyports-Thales

La livraison par drone de kits de test du Covid-19 et de protections individuelles est expérimentée en Ecosse. Pour parcourir les 16 km séparant l'île de Mull de la côte, le vol dure 15 minutes, soit un gain de plusieurs heures.

En pleine pandémie de coronavirus, le service public de santé britannique, le NHS (National health service), teste l'acheminement par drone à des fins sanitaires, de tests de dépistage ou de protection à l'hôpital de l'île de Mull, distante de seize kilomètres de la côte ouest écossaise (cf photo ci-dessous).

Ces tests réalisés durant quinze jours par Thales et la société britannique Skyports ont pour but de démontrer la faisabilité de la livraison par drone de matériels médicaux urgents, à destination de sites éloignés et isolés, tels que les kits de test du Covid-19 et les équipements de protection individuels.

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- © Les tests ont lieu entre le site de Lorn and Islands Hospital, à Oban (comté d’Argyll) sur la côté et l’hôpital communautaire de Mull and Iona, à Craignure, situé à 16 km sur l’île écossaise de Mull. Thales.

Des drones du fabricant allemand Wingcopter font ainsi la navette entre le site de l'hôpital Lorn and Islands Hospital, à Oban (comté d’Argyll) et effectuent deux vols aller-retour entre cet établissement et l’hôpital communautaire de Mull and Iona, à Craignure, distant de seize kilomètres sur l’île écossaise de Mull.

Ces vols acheminent en quinze minutes des fournitures et des échantillons médicaux habituellement transportés en plusieurs heures par ferry et par la route.

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- © Ces essais sont effectués grâce à la plateforme de gestion des opérations SOARIZON développée par Thales et la société britannique Skyports qui exploitent des drones.

Les acteurs impliqués dans ces tests ont pour objectif de démontrer la viabilité, à long terme, de ce type de service aérien léger sans pilote alors que la réglementation britannique actuelle impose que les drones évoluent en permanence à portée visuelle de l’opérateur qui les pilotent. Durant les tests, les données de vol sont transmises à l'Autorité de l'aviation civile (CAA, civil aviation authority), le régulateur du ciel britannique qui suit de près ces essais.

Cet essai de transport aérien léger alimente les espoirs de livraison de médicaments jusqu'aux îles et endroits les plus isolés du Royaume-Uni, sachant que ce type de drone peut emporter des colis d'environ cinq kilos.

Selon Stephen Whiston, responsable local du service public de santé NHS qui supervise le projet, celui-ci pourrait ouvrir la voie aux livraisons par drone en milieu urbain au Royaume-Uni.

Frédéric Bergé