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La production de viande de porc bio s'envole en France en 2018

En 2018, 582 fermes françaises étaient engagées en porcins bio

En 2018, 582 fermes françaises étaient engagées en porcins bio - Fred Tanneau - AFP

Les volumes de viande bio sont en forte hausse en France cette année, notamment grâce au plus grand nombre d'éleveurs porcins bio.

Les volumes de viande bio abattus se sont envolés de 23% en 2018 en France, tirés par la croissance des abattages de porc, après plusieurs années de difficultés à couvrir la demande croissante.

"La disponibilité en animaux bio a permis un rapide développement des volumes abattus, qui sont estimés à 46.238 tonnes, en particulier en porcins (+34% vs 2017)", à 15.016 tonnes, selon les chiffres d'Interbev, l'interprofession du bétail et de la viande.

En porc bio, "on est en train d'inverser la tendance", a indiqué à l'AFP Philippe Cabarat, président de la commission bio d'Interbev, mais "on part d'un volume assez bas".

En 2018, 582 fermes françaises étaient engagées en porcins bio et 49 fermes s'étaient lancées dans une conversion, soit une progression totale de 19%.

Plus de 75% des débouchés de la viande de porc bio sont réalisés par les grandes et moyennes surfaces (GMS, 51% des volumes) et dans les rayons charcuteries des magasins spécialisés (25%).

Les bovins bio aussi en hausse

Toujours en bio, les catégories des gros bovins allaitants et des veaux connaissent une progression de 20% chacune, à 17.046 et 3031 tonnes respectivement.

La répartition des volumes entre les circuits de distribution reste stable d'une année à l'autre, mais l'année 2018 est marquée par une forte augmentation de la part de viandes bio commercialisée en GMS: +29% sur un an à 25.524 tonnes, souligne Interbev.

"Tous les rayons n'étaient pas fournis en viande bio" dans les grandes surfaces, rappelle Philippe Cabarat. De plus, la hausse de la production permet de "répondre à toutes les chaînes de GMS".

La majorité des ventes en volume (55%) a donc été réalisée au sein de la grande distribution. La croissance de la consommation dans la restauration hors domicile (+12%), ne cache pas que cela reste un secteur "à conquérir", souligne le président de la commission bio.

"C'est logique de manger moins de viande, mais de meilleure qualité. Même si le prix est important, s'il y a moins de gaspillage", au final le consommateur peut s'y retrouver, ajoute-t-il.

A.-K.M avec AFP