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Isabelle Kocher quitte finalement Engie avant la fin de son mandat

Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie depuis mai 2016

Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie depuis mai 2016 - ERIC PIERMONT - AFP

Très critiquée par son Conseil d'administration, la directrice générale du groupe n'allait pas être renouvelée pour un second mandat, en mai prochain. Elle a préféré de pas attendre la fin de son premier mandat pour partir.

Isabelle Kocher n'attendra pas la fin de son mandat. La directrice générale d'Engie a décidé de quitter ses fonctions, ce lundi, selon un communiqué publié sur le site du groupe. Elle a également démissionné de son mandat d'administratrice, acceptant ainsi une proposition de départ anticipé du Conseil d'administration. 

"Je me suis toujours considérée comme l’un des maillons d’une longue chaîne pendant les 18 années que j’ai passées dans ce groupe, et je sais que son avenir est souriant, je n’ai aucun doute. C’est donc avec une profonde sérénité que je quitte Engie, et une immense émotion" a-t-elle expliqué. 

De son côté, le Conseil d'administration "a entériné l'acceptation par Isabelle Kocher de la proposition qui lui a été faite de mettre fin à ses fonctions de directrice générale sans attendre le terme de son mandat prévu pour mai 2020".

Divergence de stratégie 

Le 6 février dernier, le Conseil d'administration avait décidé de ne pas renouveler le mandat d'Isabelle Kocher, qui prend fin en mai prochain. Une direction générale collégiale par intérim avait alors été nommée, composée de Claire Waysand actuellement directrice générale-adjointe et secrétaire générale, Paulo Almirante et Judith Hartmann, pour assurer la transition.

Le non-renouvellement d'Isabelle Kocher n'était pas une surprise. Comme l'expliquait BFM Business en décembre dernier, l'unique directrice générale du CAC 40 était sur la sellette depuis plusieurs mois. Le Conseil d'administration poussait à une scission des infrastructures gazières de l’ancien Gaz de France, autorisées par la loi Pacte. Isabelle Kocher a toujours rejeté ce démantèlement qui rapporterait plusieurs milliards d’euros.

Thomas Leroy