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EPR: le duel Areva-EDF

L'EPR de Flamanville va connaître un nouveau retard.

L'EPR de Flamanville va connaître un nouveau retard. - Charly Triballeau - AFP

Les EPR d'Areva et EDF connaissent, tous les deux, des déboires. Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF, a tenté de rassurer.

Dans la course à l'innovation, EDF et Areva, alliés de fait depuis cet été, sont en compétition sur un terrain : l'EPR. En tout cas, pour les chantiers en cours. Pour EDF, l'EPR de Flamanville. Pour Areva, celui l'Olkiluoto en Finlande. Deux projets vitrines pour la filière nucléaire française.

Et des deux côtés, la liste des déboires est longue. En Finlande, où Areva est maitre d'ouvrage, le chantier a près de 10 ans de retard, et la facture est désormais évaluée à 8 milliards d'euros. De plus, Areva l'a annoncé la semaine dernière, le chantier avance bien et la phase de test de la centrale va commencer en février prochain.

A Flamanville, la mise en service est retardée au 4ème trimestre 2018, 6 ans plus tard qu'initialement prévu. Et la facture s'élève désormais à 10,5 milliards d'euros. Plus cher donc que celui d'Areva. Et la note pourrait être encore plus salée car le réacteur d'EDF est en train de subir une série de tests. L'Autorité de sureté nucléaire a pointé une anomalie sur la cuve du réacteur. Si la défaillance est avérée, il faudrait changer cette cuve.

"Projet industriel complexe"

Un problème qui n'en est pas un, selon Jean-Bernard Lévy, PDG d'EDF : "Flamanville c'est un projet industriel très complexe, c'est une tête de série. C'est la 1ere fois depuis longtemps que nous construisons un nouveau réacteur avec des technologies très différentes de celles qui sont dans le parc nucléaire français", a-t-il expliqué lors d'un point presse.

"Nous sommes désolés d'annoncer un retard supplémentaire sur Flamanville qui est dû à la complexité du projet. Il n'y a pas une raison qui se singularise. C'est la complexité du projet en général qui explique ce retard. Mais avec le travail qui a été fait depuis le début de l'année 2015, nous sommes très confiants sur le fait que ce planning sera respecté ".

Sidonie Watrigant, édité par BFMBusiness.com