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Bruxelles accepte la fusion Holcim-Lafarge

Lafarge et Holcim accueillent "avec une grande satisfaction" ce feu vert.

Lafarge et Holcim accueillent "avec une grande satisfaction" ce feu vert. - Franck Fife - AFP

Le suisse Holcim va pouvoir racheter son concurrent français Lafarge. La Commission européenne a donné, ce 15 décembre, son feu vert pour la poursuite de la fusion.

Un géant du secteur va voir le jour. La Commission européenne a donné, ce lundi 15 décembre, son feu vert à la fusion entre le cimentier français Lafarge et son concurrent suisse Holcim, a annoncé la commissaire chargée du dossier, Margrethe Vestager.

"La concurrence est aussi importante dans le secteur du ciment. L'acquisition de Lafarge par Holcim est soumise à certaines conditions. La fusion peut se poursuivre. C'est une bonne nouvelle pour la croissance", a indiqué Margrethe Vestager sur son compte Twitter.

Lafarge et Holcim accueillent "avec grande satisfaction" le feu vert.

La décision est subordonnée à la cession de sites exploités par Lafarge en Allemagne, en Roumanie et au Royaume-Uni et d'activités d'Holcim en France, en Hongrie, en Slovaquie, en Espagne et en République tchèque.

Montrer patte blanche

Gardienne de la concurrence en Europe, la Commission craignait que l'opération, telle que notifiée au départ, ne nuise à la concurrence sur un grand nombre de marchés, avec à la clé un risque de hausse des prix. Pour apaiser ces craintes, les deux groupes ont proposé un grand nombre de cessions, qui ont fini par convaincre l'exécutif européen.

Le total des cessions représente 20% du chiffre d'affaires du futur groupe en Europe et 10 à 15% au niveau mondial. "Ces mesures correctives nous permettent de garantir que le renforcement de l'empreinte mondiale du groupe ne se fera pas au détriment de la concurrence au sein de l'Union. Voilà l'exemple positif que l'autorisation accordée aujourd'hui donne aux autres entreprises qui nourrissent des ambitions mondiales", a souligné Margrethe Vestager dans un communiqué.

En France, le groupe suisse Holcim cédera la plupart de ses activités relatives au ciment, au béton prêt à l'emploi et aux granulats, notamment les cimenteries d'Héming, de Lumbres et de Rochefort-sur-Nenon, les centres de broyage de Dannes, de Dunkerque, de Grand-Couronne, de La Rochelle et d'Ebange, ainsi qu'un terminal d'importation à Dunkerque.

De son côté, Lafarge cèdera un centre de broyage dans l'Hexagone et la quasi-totalité de ses activités à La Réunion. Le mariage entre les deux géants donnera naissance à un colosse du béton qui pèsera 32 milliards d'euros de chiffre d'affaires (avant cessions) et comptera 130.000 salariés. L'opération doit être bouclée au premier semestre 2015.

D. L. avec AFP