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Bruno Le Maire sur Renault: "Flins ne doit pas fermer"

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire - AFP

Le ministre de l’Economie a déclaré ce vendredi que la position de l’Etat actionnaire à propos de la réorganisation de la production du constructeur était que son usine de Flins ne devait pas fermer.

En tant qu’actionnaire à 15% de Renault, l’Etat compte peser sur ses choix de réorganisation. Et le gouvernement va s’opposer à la fermeture de l’usine de Flins, a fait savoir le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, ce vendredi sur Europe 1. 

“Flins ne doit pas fermer, c’est la position de l’Etat actionnaire”, a ainsi indiqué Bruno Le Maire. Il indique aussi que ses services ont étudié sérieusement la situation et jugé que ce site des Yvelines, qui compte 2600 salariés pour construire des Renault Zoé et des Nissan Micra, n’avait pas de raison de fermer. 

En tout état de cause, le gouvernement attend de pouvoir consulter le plan stratégique de Jean-Dominique Sénart, l’actuel président du conseil d’administration du constructeur. 

"Oui, Renault peut disparaître"

En tout cas l’avenir de Renault, dont les ventes se seraient écroulées “de 80 à 90% ces dernières semaines” préoccupe sérieusement le gouvernement. “Oui Renault peut disparaître, oui les grands industriels peuvent disparaître”, a déploré le ministre. Mais Renault peut rebondir et Renault va rebondir”, a-t-il martelé, estimant que l’objectif était d’en faire “un des constructeur les plus avancés technologiquement de la planète”, ce qui “suppose de réorganiser sa capacité de production en France”. 

L’Etat semble donc ouvert à la fermeture de certains sites, hors-Flins, mais il faudra que le constructeur “nous garantisse que demain, les véhicules électriques seront produits en France” et que “la France sera le premier constructeur mondial de véhicules électriques”.

Des primes à l'achat de voitures électriques

Pour s’en assurer, le gouvernement qui prévoit de venir au secours de Renault prévient: “nous signerons ce prêt lorsque nous saurons quelle est la stratégie de Renault”. 

Le ministre a également dit attendre de Renault “des engagements vis à vis de ses sous-traitants”, des milliers de PME en France. “Il faut recréer de la solidarité entre donneurs d’ordre et sous traitant, et arrêter de forcer les sous-traitant à délocaliser pour gagner un centime”, a ainsi indiqué Bruno Le Maire. 

Enfin pour favoriser les ventes de ces véhicules propres, le gouvernement prévoit des incitations spécifiques dans son plan de relance de l’automobile qui sera dévoilé début juin. “Nous favoriserons les électriques et les véhicules à faibles émissions”, a détaillé le ministre, précisant que par exemple, ces primes seraient plus intéressantes pour acheter un véhicule électrique qu’un hybride. 

Nina Godart