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Florange : dernières heures d’attente pour les salariés

Plus que quelques heures avant le fin de l'ultimatum imposé par ArcelorMittal au gouvernement pour trouver un repreneur.

Plus que quelques heures avant le fin de l'ultimatum imposé par ArcelorMittal au gouvernement pour trouver un repreneur. - -

Ce vendredi à minuit, le délai laissé par le géant de l’acier au gouvernement pour trouver un repreneur prend fin. L’avenir de l’usine de Florange devrait être définitivement scellé puisqu’après ce délai, Mittal entamera les procédures pour fermer le site.

Plus que quelques heures d’attente pour les salariés d’ArcelorMittal du site de Florange en Moselle. Le délai laissé par Mittal au gouvernement pour trouver un repreneur expire à minuit ce vendredi. Passé cet horaire, la famille Mittal, propriétaire du site de Florange, commencera la procédure pour fermer le site. En attendant, les discussions entre ArcelorMittal et le gouvernement français se poursuivent. Toutes les options restent sur la table : une cession volontaire par Mittal de la totalité du site, ou une nationalisation provisoire de l’Etat pour le céder ensuite à un repreneur.
La patronne du MEDEF Laurence Parisot s'est insurgée jeudi contre une telle possibilité. Au contraire, 59% des Français se disent favorables à une nationalisation temporaire du site de Florange, selon un sondage OpinionWay.

« On ne peut pas revenir en arrière »

En attendant, une dizaine de métallos de Florange campent toujours devant le ministère de l'Économie, à Paris, afin de « maintenir la pression » à 24 heures du verdict. Un verdict attendu avec impatience par les syndicats. « On ne peut pas revenir en arrière, le gouvernement ne peut pas revenir en arrière, affirme Laurent Berger, le tout nouveau secrétaire national de la CFDT et successeur de François Chérèque. Ils ont apporté cette solution. C’est important la parole publique. Quand on dit quelque chose, il faut s’y tenir. Aujourd’hui les salariés du site d’ArcelorMittal de Florange et de la CFDT attendent que la parole publique ait du sens. Il faut aller au bout. C’est une prise de participation temporaire de l’Etat, apparemment il y a un industriel derrière. A partir de ce projet industriel d’un site viable, il faut que les plus de 600 salariés puissent garder leur travail. La solution apparemment existe. Mettons–la en œuvre ».

« L’impression qu’on nous mène en bateau »

Si le verdict concernant l’avenir du site de Florange est attendu avec impatience, il plonge aussi les salariés dans l’incertitude quant à leur avenir. Certains se disent prêts à passer à l’action pour sauver leurs emplois. Marc Michel, délégué CFDT se dit « pessimiste », mais prêt à prendre les décisions qu’il faudra. « Il faudra peut-être faire bouger les choses encore plus que maintenant, explique-t-il sur RMC. On a des moyens de blocage qui vont peut-être s’imposer si on n’a pas de réponse avant la fin de l’ultimatum. On peut agir sur notre usine. On a déjà bloqué des voies SNCF ou organisé des opérations escargots sur l’autoroute, ça peut aller encore plus loin. Nous, on n’a plus rien à perdre. On fera ce qu’il faudra faire. On nous appelle les "on lâche rien", ce n’est pas pour rien ».

Le titre de l'encadré ici

FO demande à nationaliser les chantiers navals de Saint-Nazaire |||

Le syndicat Force Ouvrière a demandé jeudi la nationalisation des chantiers navals de Saint-Nazaire, en grande difficulté économique.

T.de Dieuleveult avec J.Zeghoudi