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Faut-il transférer les charges sociales des entreprises vers la CSG ?

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Pour augmenter la compétitivité des entreprises, des économistes ont préconisé ce week-end de transférer les cotisations sociales vers la CSG. Le but : faire baisser les prix à la production. « Nous souhaitons une baisse massive des charges », demande le patronat.

Ce week-end, de nombreux économistes étaient réunis aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Plusieurs d’entre eux, ainsi que le nouveau Commissaire général à l’investissement Louis Gallois, ont préconisé « un choc d’offre » sous forme d’un transfert des cotisations sociales payées par les entreprises vers la CSG (Contribution sociale généralisée), c’est-à-dire le contribuable.
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici n'a pas totalement fermé la porte à une telle réforme expliquant dimanche que ce n'était pas dans le projet, mais qu'il y serait favorable si une « solution consensuelle peut se dégager » pendant la conférence sociale qui continue jusqu’à mardi.

« Au final, vous leur avez prélevé la même chose »

L’idée est à double tranchant pour Hervé Lambel, porte-parole du Cerf, (Créateurs d'emploi et de richesse en France), une organisation patronale qui représente les TPE, les très petites entreprises : « Nous souhaitons une baisse massive des charges de manière à lutter contre les faillites d’entreprise. Donc nous sommes pour ce transfert, mais le problème de la CSG, c’est qu’elle taxe les revenus du travail, certains revenus financiers, donc on va quasiment les prélever à la source. Il est certain que si on baisse le coût du travail, dans tous les cas, ça m’intéresse. Moi ce qui m’intéresse ensuite, c’est le pouvoir d’achat de mes salariés. Pour augmenter le salaire net, il faut baisser massivement les charges qu’ils payent. Mais vous pouvez enlever toutes les charges et les transférer vers la CSG, au final, vous leur avez prélevé la même chose. » Le représentant des patrons préconise plus de transférer ces charges sur la TVA sociale qui pénaliserait moins, selon lui, les salariés.

La rédaction, avec Cécile Bourgneuf