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Vidéo - Florange, la gueule de bois des salariés après l'annonce de Jean-Marc Ayrault

180 millions d'euros d'investissements

180 millions d'euros d'investissements - -

Le pronostic vital du site sidérurgique reste engagé. Il n’y aura pas de plan social mais pas non plus de changement de stratégie.

Après l'accord entre ArcelorMittal et le gouvernement annoncé vendredi soir, l'heure est à la méfiance du côté des syndicats et de certains ministres.

Certes, il n'y aura pas de plan social mais les hauts fourneaux ne seront pas sauvés, et les 180 millions d'investissements promis par le groupe ont un goût de déjà-vu. Ils étaient déjà prévus par le groupe et font partie intégrante de leur stratégie.

C'était en octobre dernier lors du comité central d'entreprise qui avait acté, pour la première fois, l'arrêt des deux hauts fourneaux de Florange.

La direction évoque alors avec l'intersyndicale des investissements supplémentaires sur la filière froide, l'autre partie de Florange que le groupe a toujours voulu garder dans son giron. Pas de montant officiel annoncé mais on évoque à l'époque 120 ou 130 millions d'euros.

Arcelor mise sur l'acier Usibor

L'investissement promis aujourd'hui est donc supérieur à celui qui avait été prévu, mais il ne représente pas un changement de stratégie de la part d'Arcelor qui veut, depuis le début, miser sur ses activités de transformation de l'acier.

Une activité qui est rentable et surtout qui a de l'avenir, notamment grâce à l'un de ses produits haut de gamme, l'acier Usibor, un acier à haute valeur ajoutée destiné aux nouvelles demandes de l'industrie automobile.

Un débouché qui peut donc être prometteur pour Florange, expliquent les syndicats. Mais encore faut-il s'assurer que ces investissements seront bel et bien réalisés.

Pour l'instant, la répartition de cet investissement reste encore très floue : "Mittal ne dit rien par exemple sur le projet Ulcos, un projet de prototype d'usine siderugique écologique", note Guy Dollé, ancien PDG d’Arcelor, sur BFM Business.

Isabelle Gollentz (texte) et Delphine Liou et Julie Guillot et Elsa Jirou (sujets vidéo)