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Transition énergétique: le Syndicat des énergies renouvelables confiant

Le parc photovoltaïque a progressé de 9 % depuis décembre selon le dernier panorama du SER, le syndicat des énergies renouvelables

Le parc photovoltaïque a progressé de 9 % depuis décembre selon le dernier panorama du SER, le syndicat des énergies renouvelables - DR

Ce mardi 7 octobre le SER, syndicat des énergies renouvelables organise son colloque national éolien à Lille. Il le définit comme une boîte à idées avant la conférence sur le climat de décembre 2015 à Paris. En ligne de mire évidemment: le projet de loi sur la transition énergétique actuellement en discussions à l'assemblée. Le SER suit les débats de près et se montre optimiste.

"La loi se présente bien". Jean-Louis Bal le président du SER, le syndicat des énergies renouvelables, aborde les mois qui viennent assez sereinement. Il faudra évidemment attendre d'y voir plus clair avec les débats au Sénat.

Mais le contenu du texte est engageant notamment en termes de visibilité et d'évolution des mécanismes de soutien. La proposition de vente sur le marché avec un complément de rémunération est un changement majeur pour le SER. Et comme le précise Damien Mathon, délégué général du syndicat, le calendrier de mise en place de ces mécanismes est progressif. Il n'y a pas d'effet "falaise" brutal.

En termes de simplification, la première mouture était un peu faible mais la "généralisation annoncée de l'autorisation unique est une bonne chose". Elle est actuellement expérimentée dans 7 régions pour l'éolien et le biogaz et dans 3 autres régions pour l'hydraulique.

En termes d'énergies marines le syndicat souligne de nettes avancées. Ségolène Royal souhaite clairement une suppression des niveaux de juridiction pour les grand projets. Les recours pourraient être d'emblée traités par le Conseil d'Etat, de quoi réduire de 4 voire 5 ans les durées de mise en place des projets.

Pas question de limiter la protection de l'environnement

Le SER se veut d'autant plus confiant que les énergies renouvelables progressent partout dans le monde. En 2013 les énergies renouvelables électriques représentaient 60 % des nouvelles capacités installées.

Si l'on passe en revue les différents secteurs, il est clair que l'éolien terrestre repart. Les premières mesures de simplification y sont pour beaucoup. Parmi elles, la suppression du dispositif des zones de développement de l'éolien. A l'intérieur de ces zones, les projets avaient droit à l'obligation d'achat: un dispositif lourd et à l'origine de nombreux contentieux. Jean-Louis Bal ne manque pas de préciser qu'il ne s agit pas du tout de réduire la protection de l environnement mais supprimer les redondances et la multiplications de recours. Selon le panorama des énergies renouvelables au 1er semestre 2014 dévoilé aujourd'hui par le SER avec RTE et ERDF, le parc éolien raccordé depuis fin décembre a progressé de 418 M. Une hausse de 5 %.

Aussi compétitives que l'EPR

L'éolien offshore est aussi sur les rails mais il faudra plus de temps notamment en termes de raccordement au réseau. Les premiers projets devraient voir le jour d'ici 3-4 ans. Pour Jean-Louis Bal, le principal objectif de la filière sera de réduire les coûts. Parmi les pistes, diminuer la taille des machines ou réduire les coûts d'exploitation. L'industrialisation à grande échelle va aussi changer si la donne. Le photovoltaïque reste encore encore incertain.

Selon le panorama, le parc a progressé de 9 % depuis décembre pour atteindre 4763 MW. Depuis mars 2011 et le moratoire, il n'y a eu que deux appels d offres. La filière a besoin d'y voir plus clair. De nouveaux appels d'offre sont annoncés d'ici la fin de l'année. En tous cas pour Jean-Louis Bal, les énergies renouvelables sont désormais aussi compétitives que l'EPR. Et "c''est une révolution qui est en marche".

Nathalie Croisé