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Ségolène Royal: "si le bâtiment repart, la croissance repart"

Ségolène Royal était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce 4 septembre.

Ségolène Royal était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce 4 septembre. - BFMTV

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie a détaillé la première mesure de la transition énergétique, un allègement d'impôt qui entre en vigueur ce 4 septembre, au micro de Jean-Jacques Bourdin.

La transition énergétique prend forme, ce jeudi 4 septembre, avec l'entrée en vigueur des premières mesures. Sur BFMTV et RMC ce jeudi 4 septembre, Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie et de l'Energie a expliqué le principe du crédit d'impôt sur les travaux de rénovation.

"Pour tous les travaux lancés à partir d'aujourd'hui, 30% du coût vont être remboursés, dans la limite de 8.000 euros de travaux", a expliqué celle qui a succédé à Delphine Batho à ce poste. Une mesure "rétroactive à partir du 1er septembre, et qui dure jusqu'au 31 décembre 2015", et qui concerne aussi bien la résidence principale que la résidence secondaire.

Le coût de la mesure "pas encore chiffré"

Donc les Français pourront toucher "2.400 euros de remboursement par personne si vos travaux sont de 8.000 euros, le double si vous faites 16.000 euros de travaux". Cela peut aller jusqu'à 5.000 euros pour un couple, continue-t-elle.

Même principe, "si vous payez 1.000 euros, vous avez trois-cent euros d'allègement d'impôt". Et si vous payez moins de 300 euros d'impôts, l'Etat vous fait un chèque avec la différence !" s'enthousiasme la ministre.

Aux questions sur le coût d'une telle mesure pour l'Etat, Ségolène Royal botte en touche: "investir dans la rénovation thermique créé trois fois plus d'emploi et de chiffre d'affaires pour les entreprises du bâtiment que cela ne coûte en allègement d'impôt". En outre, selon elle, "si le bâtiment repart, la croissance repart".

"Combien ça va coûter?", insiste Jean-Jacques Bourdin. "Ça va rapporter", répond la ministre. Le coût de la mesure n'a "pas encore" été chiffré reconnaît la ministre, "mais on espère que ce soit le plus important possible, parce qu'on n'a a calculé qu'en investissant 1 euro, cela rapporte 10 euros de chiffre d'affaires, d'emplois, de retour sur investissement".

N.G.