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Pour Max Havelaar, "les entreprises qui font du bien à la société doivent moins payer d'impôts"

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France - -

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France et porte-parole du collectif d'entrepreneurs "Nous sommes demain", milite pour une modulation de la fiscalité en fonction de l'impact environnemental et sociétal des entreprises.

Blaise Desbordes, directeur général de Max Havelaar France, était l'invité de l'émission "12H L'heure H" sur BFM Business ce lundi. Porte-parole du collectif d'entrepreneurs "Nous sommes demain", qui appelle à la transformation environnementale et sociale des entreprises, il a notamment évoqué l'idée d'une modulation de la fiscalité en fonction de l'impact environnemental et social de l'entreprise.

"L'Etat, même s'il ne peut pas tout, il peut beaucoup. Qu'est-ce qu'il peut faire? Il peut moduler les aides d'Etat, qui sont importantes, qui se comptent en dizaines de milliards, la PAC (politique agricole commune, NDLR) bien sûr, mais d'autres dans le domaine industriel. Il peut aussi moduler la fiscalité. Pourquoi une entreprise qui fait, comme la Camif par exemple, 100% de fabrication de ses meubles en France, ça veut dire des emplois ici, ça veut dire une qualité qui est suivie, pourquoi est-ce qu'elle paierait le même impôt sur les sociétés qu'une entreprise qui va totalement délocaliser dans des conditions éventuellement difficiles de production, et se présenter dans le magasin dans les mêmes avantages compétitifs? Nous pensons que l'impôt sur les sociétés, le fameux IS, pourrait être modulé", observe ainsi Blaise Desbordes.

"Un autre modèle entrepreneurial"

"Quid de la TVA? On a connu par le passé des difficiles mutations de la TVA. Aujourd'hui nous demandons à ce que la TVA soit modulée, parce que les entreprises qui font du bien à la société doivent moins payer d'impôts. Pour une raison très simple, c'est qu'elles font déjà une partie du job", assure-t-il, "puisqu'elles veillent à l'emploi, elles veillent à la préservation de l'environnement, elles veillent à mieux inclure et garder leurs salariés".

"Il y a un autre modèle entrepreneurial possible. L'Etat l'encadre un peu avec la loi Pacte, avec diverses lois, mais ce n'est pas suffisant. Il faut une modulation fiscale", note le dirigeant de Max Havelaar France, qui préconise également un "principe de bonus-malus" pour l'impôt sur les sociétés.

J. B.