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Los Angeles se convertit aux bus 100% électriques

Les autobus de Los Angeles, fonctionnant au gaz naturel, vont être progressivement remplacés par des modèles électriques. (image d'illustration)

Les autobus de Los Angeles, fonctionnant au gaz naturel, vont être progressivement remplacés par des modèles électriques. (image d'illustration) - Jonathan Riley - Flickr - CC

Touts les lignes du réseau urbain de la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis seront équipées de véhicules "zéro émissions" à l'horizon 2030.

Le réseau de transport public de Los Angeles (États-Unis), Metro, abandonne le gaz pour l'électricité. Le conseil d'administration de l'opérateur vient de commander 2.200 véhicules électriques destinés à remplacer, d'ici à 2030, l'ensemble du parc roulant.

Cette opération, dont le coût est évalué à 1 milliard de dollars environ, représente "un investissement énorme dans l'avenir d'une ville de Los Angeles saine et prospère" indique Hilda Solis, administratrice de la compagnie.

La flotte actuelle de bus roule au gaz naturel comprimé, qui était considéré à l'époque de son acquisition dans les années 90 comme l'option la plus écologique. Avec la montée en force des véhicules électriques, les militants pour la défense de l'environnement pressaient Los Angeles d'effectuer une véritable transition vers des véhicules électriques à zéro émissions de gaz à effet de serre.

Le lobby gazier dénonce une technologie immature 

"L'objectif environnemental est louable mais un engagement prématuré envers une technologie qui n'a pas encore fait ses preuves serait une erreur", a critiqué la coalition pour le gaz naturel renouvelable dans une lettre adressée, le mois dernier, aux membres du conseil d'administration du réseau de transport de Los Angeles. 

La Californie continue à se positionner à l'avant-garde de la lutte contre le changement climatique malgré une administration Trump qui revient sur les seuils de pollution des centrales à charbon et des véhicules, adoptés pendant l'administration Obama, et a décidé de faire sortir les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat obtenu lors de la COP21.

Antonin Moriscot avec AFP