BFM Business

Les tarifs réglementés d'EDF augmentent de 1,7% le 1er août

La facture d'électricité des 27 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés va augmenter au 1er août. (image d'illustration)

La facture d'électricité des 27 millions de foyers abonnés aux tarifs réglementés va augmenter au 1er août. (image d'illustration) - Mychèle Daniau - AFP

La révision annuelle des tarifs réglementés de l'électricité intègre cette année une partie du rattrapage tarifaire de 2012. Tous les clients sont concernés, y compris ceux ayant changé depuis de fournisseur d'énergie.

La facture d'électricité des 27 millions de foyers abonnés aux tarifs bleus d'EDF va augmenter ce mardi 1er août. Ces tarifs réglementés, révisés annuellement, "sont fixés conformément à la proposition de la Commission de régulation de l'énergie" (CRE) rappelle une décision du ministère de la Transition écologique et solidaire, parue au Journal officiel

Or, la CRE avait proposé en juin une hausse de 1,7% afin notamment d'"achever" dans "le rattrapage des montants liés à l'insuffisance des tarifs au titre de l'année 2012". Pour rappel, en avril 2014, le Conseil d'État avait invalidé le plafonnement à 2% de la hausse des tarifs pour la période d'août 2012 à août 2013, décidé par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Cette décision avait été attaquée devant la haute juridiction administrative par les concurrents d'EDF, considérant que cette hausse n'était pas suffisante pour couvrir les coûts de production d'électricité comme l'impose la loi. 

Une partie de ce rattrapage a déjà été effectuée, mais il reste un reliquat de 190 millions d'euros à apurer et à récupérer sur la facture des clients qui étaient abonnés aux tarifs réglementés sur la période considérée.

Baisse des prix du gaz 

Les tarifs réglementés de vente d'électricité sont révisés tous les ans au 1er août. Ils sont calculés en additionnant les coûts de l'énergie (prix sur le marché de gros et prix du nucléaire historique), le coût d'acheminement de l'électricité (réseaux de transport et de distribution) et le coût de commercialisation.

La CRE propose une évolution de ces tarifs et le gouvernement a trois mois pour s'y opposer. L'an dernier, les tarifs ont par exemple baissé de 0,5%, du fait de la faiblesse des prix de l'électricité sur le marché de gros.

Les tarifs réglementés du gaz, qui baissent de 0,8% au 1er août, sont pour leur part appelés à disparaître. Le Conseil d'État les ayant jugés "contraires au droit de l'Union européenne".

Antonin Moriscot avec AFP