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Les Français toujours plus gourmands en électricité

La vague de froid de février 2012 a eu une forte incidence sur la consommation d'électricité.

La vague de froid de février 2012 a eu une forte incidence sur la consommation d'électricité. - -

Si les industriels ont su se montrer sobre en 2012, les ménages ont vu leur consommation d’électricité grimper de 2,4%. En cause : le pic de froid du mois de févier mais aussi le développement d’appareils high tech.

Quand il fait froid, les consommateurs haussent le thermostat de leur chauffage. Un réflexe bien naturel qui explique en grande partie la hausse de la consommation électrique de 2,4% constatée en 2012 par RTE.

Dans sa synthèse annuelle, publiée ce mardi 22 janvier, la filiale d’EDF en charge de la gestion du réseau électrique français rappelle que les températures de l’année passée ont été en moyenne inférieures de 0,4 % par rapport aux données de référence. Avec un pic hivernal particulièrement rude en février, qui a fortement contribué à l’utilisation des convecteurs électriques :

"La France a connu une vague de froid exceptionnelle, parmi les trois plus sévère des trente dernières année. […] Un pic historique a été atteint le 8 février avec 102,1GW à 19h00", explique RTE. Au total, la filiale de distribution d’EDF estime que la hausse de consommation entre 2011 et 2012 liée à la chute des températures s’élève à 13,7 TWh.

L'éclatement des foyers pèse sur la consommation

2012 était en plus une année bissextile : ce jour supplémentaire du mois de février a aussi pesé sur les chiffres de la consommation électriques à hauteur de 1,5 TWH.

Mais ce n'est pas tout. Des facteurs sociologiques expliquent aussi la hausse de la consommation, comme l’éclatement de la cellule familiale. Ainsi, on constate une augmentation du nombre de foyers, mais ceux-ci accueillent de moins en moins de personnes sous le même toit. Chacun doit pourtant se chauffer et s’éclairer !

Le mode de vie des Français contribue également à alourdir la consommation énergétique. La multiplication des ordinateurs, console de jeux, tablettes, et téléphones mobiles se traduit par une hausse de la consommation électrique.

En revanche, la consommation des industriels est en recul de 4%. La crise et le ralentissement de l’activité qui en découle, particulièrement fort dans le secteur de l’automobile et de la sidérurgie, en est la cause. En plus de ces effets conjoncturels, RTE y voit aussi le reflet d’actions en faveur de l’efficacité énergétique.

Coralie Cathelinais