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Les Etats-Unis le premier producteur de pétrole d'ici 2017

Les Etats-Unis, premier consommateur de pétrole au monde, deviendraient exportateurs net en 2030

Les Etats-Unis, premier consommateur de pétrole au monde, deviendraient exportateurs net en 2030 - -

Selon les prévisions de l’Agence Internationale de l’Energie, Washington devancerait l’Arabie Saoudite et la Russie à compter de cette échéance. Les Etats-Unis bénéficient d’un boom de la production, notamment dû au pétrole de schiste.

Les Etats-Unis, premier producteur de pétrole de la planète devant l'Arabie Saoudite et la Russie en 2017 et exportateur net de de brut vers 2030. C'est ce que prévoit l'Agence Internationale de l'Energie dans son rapport annuel, publié ce lundi 12 novembre. Un bouleversement majeur à venir sur le marché du pétrole.

Principale explication de ce boom énergétique américain à venir: la production locale de pétrole non conventionnel. Le pétrole de schiste, par exemple, connait un essor considérable depuis plusieurs années. Un pétrole qu'il faut aller chercher très profondément dans la roche grâce à la fameuse technique de fracturation hydraulique.

Le boom a commencé dans le gaz, puis a gagné le pétrole. Depuis le début de l'année, la production de pétrole aux Etats-Unis a enregistré un bond de 24%.

Une bouffée d'oxygène pour les finances publiques

Autre explication : les nouvelles normes imposées par l'administration Obama pour que les moteurs des voitures soient moins gourmands en énergie.

Les Etats-Unis, qui importent aujourd'hui environ 20% de leur besoin en énergie surtout en provenance du Moyen-Orient, devraient alors devenir exportateurs net de brut autour de 2030. L'indépendance énergétique se profile donc pour le pays outre-Atlantique.

Pour les Etats-Unis, ce nouveau statut signifie plus de poids sur le marché pétrolier mondial et un ballon d'oxygène pour les finances publiques. Une baisse de 25% des importations pétrolières d'ici 2020, selon HSBC, pourrait réduire la facture de 85 milliards de dollars, soit près de 20% du déficit des paiements courants.

Alexis Pluyette