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Le cluster de Paris-Saclay mise sur la géothermie pour se chauffer

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Pour ses besoins en énergie, le parc de Paris-Saclay, en cours d'aménagement sur les départements de l'Essonne et des Yvelines, va faire appel aux sources renouvelables afin de limiter son empreinte carbone.

Projet majeur de la métropole du Grand Paris, le campus urbain de Paris-Saclay (développé dans le sud de Paris) entend rivaliser avec des territoires comme la Silicon Valley. L'idée étant de regrouper au sein d'un important pôle technologique et scientifique plusieurs universités et grandes écoles ainsi que des entreprises. Mais ses concepteurs souhaitent également faire de ce cluster une vitrine de la transition énergétique, en optimisant la consommation d'énergie et en privilégiant l'utilisation des sources d'énergie renouvelables. 

Dans cette optique, l'établissement public chargé de l'aménagement des 77 kilomètres carrés du territoire concerné par cette "opération d'intérêt national" vient de confier au groupe Idex la réalisation du réseau de chaleur qui desservira les futurs bâtiments du site (logements, grandes écoles, commerces, ...). Moyennant 50 millions d'euros (hors taxes) sur sept ans, l'entreprise est chargée de fournir eau chaude sanitaire, chauffage et climatisation en utilisant la géothermie. Une énergie à plus de 60% renouvelable et émettant trois fois moins de dioxyde de carbone qu'une solution à gaz. 

Un réseau économe et intelligent 

L'idée est d'arriver "à une très forte diminution de l'impact carbone" du campus. Ainsi, selon Pierre Veltz, directeur général de l'établissement public Paris-Saclay "ce sont 6.000 tonnes de dioxyde de carbone qui seront évitées chaque année". A partir de 28°C, la production de chaud et de froid sera assurée par des pompes à chaleur et sa diffusion sera optimisée en fonctions des usages. 

Sans toutefois faire de Paris-Sclay une smart-city, le réseau développé sera en effet doté d'une certaine intelligence. Concrètement, le chauffage des bâtiments vides après une certaine heure pourra être coupé au moment où les besoins en énergie des logements voisins augmenteront. En outre, ce système permettra de fournir de l'énergie aux utilisateurs et de récupérer celle produite par les bâtiments raccordés.

Antonin Moriscot