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Laurent Fabius veut "accélérer" les négociations sur le climat

Laurent Fabius s'inquiète de la lenteur des négociations en vue de la COP21. (photo d'illustration)

Laurent Fabius s'inquiète de la lenteur des négociations en vue de la COP21. (photo d'illustration) - Alain Jocquard - AFP

Le ministre des Affaires étrangères était en déplacement au siège de l'ONU, à New-York, lundi. Il estime que les négociations sur le climat, préalables à la tenue du sommet COP21 n'avancent pas assez vite.

"Un accord à Paris est indispensable, il est possible, mais il faut accélérer". A cinq mois de l’ouverture de la conférence de Paris sur le climat (COP21), c’est le message qu’a fait passer Laurent Fabius, lundi 29 juin lors d'une conférence de presse. Le ministre français des Affaires étrangères s’exprimait après avoir participé à une réunion avec des représentants du Brésil, de la Chine, de l’Inde et de l’Afrique du Sud au siège de l’Organisation des Nations-Unies à New-York (Etats-Unis). 

Chargé de mener à bien l’accord qui doit être signé en décembre à Paris par les 195 pays participants, mais pressé par le temps, le chef de la diplomatie française veut absolument éviter de se retrouver dans la même situation qu’en 2009, à Copenhague (Danemark). Le sommet, considéré depuis comme un échec, s’était alors soldé par un accord non-contraignant pour les pays. Un texte qui d'ailleurs n'avait pas été signé par tous les états présents.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, considère également que le rythme des négociations est beaucoup trop lent. Selon lui, "cela avance à une allure d'escargot".

Des questions politiques essentielles toujours sur la table

Lors de cette rencontre, le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud se sont dit "déçus" que les pays riches ne tiennent pas leur engagement d'aider les plus pauvres face à la problématique du réchauffement climatique. En 2010, les pays développés s'étaient entendus pour mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 en faveur des pays les plus pauvres afin qu'ils puissent s'adapter aux conséquences du changement climatique et réduire leurs émissions polluantes. Or, selon la Banque mondiale, ces engagements ont été réduits à hauteur de 30 milliards par an.

Laurent Fabius a donc demandé à ce que la "justice soit respectée", et que l'effort soit différencié selon les pays. "Les pays riches doivent admettre qu'il y a un effort supplémentaire et doivent aider les pays les plus exposés à s'adapter au réchauffement climatique" a-t-il ajouté. Manifestant son intérêt pour le sommet à venir, Ban Ki-moon a donc exhorté "les chefs d’Etat et de gouvernement à donner des directives claires à leurs ministres et à leurs négociateurs" en ce sens.

A.M. avec AFP